L’isolement mental des aînés devient préoccupant : « Ils ne sont pas habitués à demander de l’aide »

Pour les plus vulnérables, au confinement s’ajoute un enfermement mental préoccupant. Qui touche aussi de plein fouet les soignants.

Dans les homes, on ne sort plus de sa chambre ou à peine. Et ceux qui ont préféré rester chez eux parce qu’ils s’y sentaient plus en sécurité se retrouvent encore plus fragilisés. «  Pour beaucoup de seniors du 4e âge, invalides, les contacts, c’étaient les intervenants de vie, les soins infirmiers à domicile, le facteur qui passe, la famille une fois par semaine. Tout cela donnait du relief à une vie de toute façon solitaire « , exprime Yahya Samii, directeur de la Ligue bruxelloise de la santé mentale. «  Ce qui rythmait une journée a désormais disparu . »

À l’anxiété du confinement commun s’ajoute la crainte de tomber malade.