L’Iran répond à la pression américaine : ‘Prêts à la guerre’
Mohammad Reza Aref a déclaré : « La République islamique d’Iran ne déclenche jamais une guerre, mais si elle lui est imposée, elle se défendra avec force », selon l’agence de presse Isna. Selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), plus de 6200 personnes auraient été tuées depuis le début du mouvement de contestation en Iran.

« Nous devons être prêts à la guerre. La République islamique d’Iran ne déclare jamais la guerre, mais si elle est contrainte, elle se défendra avec force », a déclaré Mohammad Reza Aref, rapporté par l’agence de presse Isna. Ces mots prennent une forte résonance dans un contexte de tensions diplomatiques et militaires croissantes entre Téhéran et Washington.
Une région sous haute pression militaire
Les rapports entre les États-Unis et l’Iran sont au plus bas depuis la répression brutale de vastes manifestations en Iran au début de l’année. En réponse, les États-Unis ont accru leur présence militaire dans le Golfe.
Cette semaine, l’armée américaine a confirmé l’arrivée dans la région du porte-avions Abraham Lincoln et de son groupe d’escorte, un déploiement perçu par Téhéran comme une nouvelle provocation.
Manifestations réprimées et bilan humain lourd
Ces tensions s’inscrivent dans un contexte de répression sévère des manifestations antigouvernementales en Iran. Selon l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, plus de 6200 personnes auraient perdu la vie depuis le début des mouvements de contestation.
Ce chiffre continue d’inquiéter la communauté internationale.
L’ONU appelle à éviter l’escalade
Face à cette situation explosive, Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a lancé un appel pressant au dialogue. « Nous avons fermement condamné l’horrible répression qui a eu lieu en Iran », a-t-il déclaré jeudi lors d’une conférence de presse au siège des Nations unies à New York.
Le responsable de l’ONU souligne la nécessité de relancer les discussions concernant le programme nucléaire iranien.
« Il est important qu’un dialogue s’instaure afin de parvenir à un accord […] et d’éviter ainsi une crise qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour la région », a-t-il averti.
Une crise aux conséquences imprévisibles
Alors que les démonstrations de force s’intensifient et que les canaux diplomatiques demeurent fragiles, la crainte d’un embrasement régional se renforce. Entre menaces militaires, répression interne et appels internationaux à l’apaisement, l’Iran et les États-Unis semblent engagés dans une dangereuse partie de bras de fer.

