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L’Iran choisit des navires « alliés » pour traverser le détroit d’Ormuz.

L’Iran sélectionne les navires de pays « alliés » autorisés à traverser le détroit d’Ormuz, dont la circulation est verrouillée par les autorités de la République islamique en représailles aux frappes israélo-américaines déclenchées fin février. Au moins cinq navires ont quitté le voie maritime stratégique, par laquelle transite en temps normal près de 20% du brut mondial et du gaz naturel liquéfié (GNL), en passant par les eaux iraniennes les 15 et 16 mars.


L’Iran sélectionne les navires des pays « alliés » autorisés à traverser le détroit d’Ormuz, dont le passage est contrôlé par les autorités de la République islamique en réponse aux frappes israélo-américaines déclenchées fin février, selon des données de suivi publiées mardi.

**Blocus sélectif**

Au moins cinq navires ont quitté cette voie maritime stratégique, par laquelle transite habituellement près de 20% du pétrole mondial et du gaz naturel liquéfié (GNL), en passant par les eaux iraniennes les 15 et 16 mars, a indiqué mardi la société de renseignement maritime Windward dans un rapport d’analyse.

« Cette nouvelle route illustre la manière dont le blocus sélectif de l’Iran a évolué pour permettre le transit de ses alliés et soutiens », a déclaré la société. Par ailleurs, au moins quatre navires ont quitté le détroit d’Ormuz en passant par le chenal Larak-Qeshm, près des côtes iraniennes, durant les deux jours précédents, a complété une note publiée par Natasha Kaneva, analyste matières premières à la banque JPMorgan.

Les navires incluaient notamment un pétrolier sous pavillon pakistanais, qui a traversé le détroit avec son système d’identification automatique activé, selon une publication du site spécialisé MarineTraffic, alors que la plupart des navires choisissent de l’éteindre pour éviter d’être ciblés.

La majorité du pétrole transitant par le détroit était destiné à l’Asie, principalement à la Chine, a ajouté Natasha Kaneva. Un navire appartenant à des intérêts turcs a également pu traverser le détroit avec l’autorisation de l’Iran, a déclaré vendredi le ministre turc des Transports, Abdulkadir Uraloglu.