L’instauration d’un concours en médecine ne passe pas pour l’opposition

« PS, MR et Ecolo confirment l’ajout d’un concours, au mépris de la promesse des verts, alors qu’il y a pénurie de médecins? », a tweeté le président centriste, Maxime Prévot. « Notre mobilisation a permis de faire barrage à la loi imbuvable du gouvernement fédéral qui empêchait des futurs médecins d’exercer une fois diplômés », a complété la cheffe de groupe à la Chambre, Catherine Fonck. « Mais… 744 (numéros Inami), c’est 30% en moins de jeunes francophones en médecine par rapport à aujourd’hui, malgré les pénuries? »

Du côté de DéFI, on parle d’un accord « en demi-teinte ». « Côté positif : une nouvelle méthode de calcul des quotas Inami, plus en phase avec les besoins du terrain et des soignants. Et qui permet de garantir à chaque étudiant en médecine son numéro Inami en fin de parcours. La mauvaise nouvelle : un concours d’entrée qui pérennise l’inégalité des acquis scolaires des étudiants au sortir du secondaire », estime le parti dans un communiqué.

« La mobilisation des étudiants a porté ses fruits », estime pour sa part la cheffe de groupe PTB à la Chambre, Sofie Merckx. « Tous les étudiants en cours de cursus auront accès à la profession. Par contre les générations futures sont sacrifiés par un concours qui limitera l’accès aux études. Pourtant, des médecins, on en a besoin et pas un peu! », écrit-elle sur Twitter.