L’imam Hassan Iquioussen placé en centre fermé: « Nous restons en contact avec la France pour permettre son éloignement »

La justice belge avait décidé mardi de ne pas remettre à la France M. Iquioussen, à qui la Justice française reproche de s’être soustrait à un arrêté d’expulsion. Elle a considéré que les faits à la base du mandat d’arrêt européen décerné contre l’imam ne sont pas constitutifs d’une infraction en droit belge.

« En conséquence, cette personne n’a plus à porter de bracelet électronique » en Belgique, indique la secrétaire d’Etat Nicole de Moor, soulignant qu’Hassan Iquioussen n’a pas pour autant l’autorisation de séjourner sur le territoire belge.

« Je ne manquerai pas de suivre attentivement cette affaire avec mes services. Nous ne pouvons pas tolérer qu’un extrémiste qui n’a aucun droit de séjour puisse se promener sur notre territoire. Toute personne qui n’a pas le droit d’être ici doit être renvoyée. Nous restons en contact avec la France pour permettre son éloignement », précise de Moor.

Fin juillet, le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, avait annoncé l’expulsion de ce prédicateur du Nord, fiché S (pour sûreté de l’État) par les services de renseignement.

L’arrêté lui reproche « un discours prosélyte émaillé de propos incitant à la haine et à la discrimination et porteur d’une vision de l’islam contraire aux valeurs de la République ».