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L’image satellite montre la verdure au Maroc, un an après la sécheresse.

À la mi-février 2025, la situation des terres du Nord-Est du Maroc était désertique en raison d’une sécheresse intense, avec une végétation presque imperceptible. Au cours de l’hiver 2025/2026, la ville de Rabat a enregistré 545 mm de précipitations, soit un cumul de 7,5 fois plus que l’hiver précédent.


Le contraste est saisissant. À gauche de l’image, on constate la situation des terres du Nord-Est du Maroc à la mi-février 2025. À droite, la même zone photographiée un an plus tard. D’un côté, un paysage désertique marqué par une sécheresse sévère, avec une végétation presque absente à la fin de l’hiver 2025. De l’autre, des sols qui ont retrouvé des couleurs vives grâce à un retour de la végétation après trois mois de pluie particulièrement abondante.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes dans ce contexte. Pendant l’hiver 2024/2025, la ville de Rabat a enregistré 71 mm de précipitations. Un an après, durant l’hiver 2025/2026, ce sont pas moins de 545 mm qui sont tombés sur la même ville, représentant un cumul environ 7,5 fois plus important que l’année précédente. Des statistiques surprenantes qui placent cet hiver parmi les trois plus pluvieux de l’histoire du pays. Cela constitue une bonne nouvelle pour les ressources en eau disponibles, qui atteignent désormais 11,8 milliards de mètres cubes, affichant une augmentation de 155 % par rapport à l’année précédente.

Ces images satellites soulignent l’importance d’un suivi mondial de ces phénomènes. Elles permettent aux scientifiques d’effectuer une surveillance régulière de divers paramètres, tels que les océans, les terres et les glaciers. Les principaux intérêts comprennent le suivi des phytoplanctons, l’évaluation de la couverture des sols en termes de terres agricoles, de forêts et de bois. Une étude des glaces et de l’eau est également réalisée grâce aux images fournies par le satellite Copernicus Sentinel-3. Toutes ces données fournissent des archives cruciales pour les climatologues et météorologues, leur permettant d’analyser, par exemple, les impacts du changement climatique à l’échelle mondiale.