Liban : l’enquête sur l’explosion du port de Beyrouth en 2020 est terminée.
Le juge d’instruction Tarek Bitar a clôturé son enquête près de six ans après l’explosion du 4 août 2020 qui a fait plus de 220 morts. Près de 70 personnes, dont des personnalités politiques et des responsables des services de sécurité, avaient été convoquées, et certaines avaient refusé de répondre aux convocations.
Le juge d’instruction Tarek Bitar a mis un terme à son enquête près de six ans après l’explosion qui a dévasté une partie de Beyrouth le 4 août 2020, faisant plus de 220 victimes. Il a transmis le dossier au procureur général de la Cour de cassation pour avis, avant d’éventuels renvois devant le tribunal, selon une source judiciaire.
Près de 70 personnes ont été convoquées dans le cadre de l’enquête, dont des figures politiques, des responsables des services de sécurité, de l’armée et des fonctionnaires. Certaines avaient refusé de répondre aux convocations du juge et de se faire interroger.
Le dossier relatif à l’explosion du port est devenu emblématique de l’impunité, le juge d’instruction ayant dû suspendre son enquête en janvier 2023 en raison de l’hostilité d’une grande partie de la classe politique, en particulier du Hezbollah, qui accusait le magistrat de partialité. Il avait été poursuivi un temps pour insubordination, mais avait pu reprendre son enquête début 2025 après l’installation d’un nouveau gouvernement et d’un nouveau président promettant de garantir l’indépendance de la justice.
Considéré comme l’une des plus grandes explosions non nucléaires de l’Histoire, l’incident au port résulte d’un incendie dans un entrepôt où étaient dangereusement entreposées 2.750 tonnes de nitrate d’ammonium, et ce, malgré de multiples alertes adressées aux plus hauts responsables.

