Les véhicules électriques atteignent près de 20% des ventes en Europe en 2025.
En 2025, 17,4% des voitures neuves immatriculées dans l’UE sont 100% électriques, soit 1 voiture sur 6, représentant 1,88 million de véhicules, avec une hausse de près de +30% en un an. En Belgique, le diesel s’effondre avec –42% d’immatriculations, tandis que les voitures électriques augmentent de +12,6%, faisant du pays le 4e marché européen de l’électrique.
Cette augmentation des ventes de 1,8% demeure significativement inférieure aux niveaux d’avant Covid. L’année 2025 n’a pas été particulièrement marquante pour le marché automobile européen, mais elle a apporté son lot d’enseignements.
Premier indicateur marquant : le segment électrique évolue. En 2025, 17,4% des voitures neuves immatriculées dans l’UE sont entièrement électriques, ce qui équivaut à une voiture sur six. L’année précédente, ce chiffre était d’à peine une sur huit. En termes de volume, cela correspond à 1,88 million de véhicules, soit une augmentation de près de 30% par rapport à l’année précédente. Ce changement est soutenu par des modèles plus abordables, des politiques publiques ciblées et une offre désormais compétitive face aux véhicules thermiques, faisant de ce segment un pilier du marché, selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles.
Les motorisations thermiques en forte baisse en Europe
Les ventes de voitures à essence chutent de près de 19%, tandis que celles des diesel connaissent une baisse de plus de 24%. En décembre, pour la première fois, les ventes de voitures électriques ont surpassé celles des voitures à essence au sein de l’Union.
Entre le 100% électrique et le 100% thermique se trouvent les hybrides. Les hybrides non rechargeables, qui ne se rechargent pas sur secteur et produisent leur électricité par le biais du freinage et du moteur thermique, demeurent la motorisation la plus populaire en Europe, représentant plus d’un tiers du marché. Cependant, leur progression est moins marquée que celle des hybrides rechargeables.
En Belgique, forte chute du diesel, croissance des voitures électriques
L’analyse réalisée par Fleet révèle que le marché belge connaît un recul d’environ 7%, contrairement à la légère croissance observée au niveau européen. Ce déclin est très inégal.
Le diesel s’effondre avec une baisse de 42% des immatriculations. Plus spectaculaire encore, les hybrides rechargeables enregistrent une chute de 40%, une rupture brutale liée principalement aux réformes fiscales qui ont diminué leur avantage crucial pour les flottes d’entreprise.
Ainsi, en Belgique, seule une motorisation progresse clairement : celle des véhicules entièrement électriques, avec une augmentation de 12,6%, tirée presque exclusivement par les voitures de société. Le pays se positionne en quatrième place sur le marché européen de l’électrique, derrière l’Allemagne, la France et les Pays-Bas.
Bataille des constructeurs : la chute de Tesla
Le groupe Volkswagen conserve son statut de leader incontesté sur le marché européen, creusant même l’écart avec des concurrents tels que Stellantis et le groupe Renault, qui gagne des parts grâce à l’électrique, notamment avec la R5.
Deux mouvements marquants se distinguent. Premièrement, la forte chute de Tesla, qui connaît une baisse de 38% et occupe seulement le 12e rang parmi les constructeurs. Cette contre-performance résulte de plusieurs facteurs.
Néanmoins, il est à noter que sa Model Y reste la voiture électrique la plus vendue en 2025 à travers l’Europe.
Les constructeurs chinois en forte progression
Bien que leur part de marché soit encore limitée, la dynamique est indéniable : les constructeurs chinois bénéficient de la hausse conjointe des ventes de véhicules 100% électriques et hybrides.
Ainsi, MG, la marque du groupe SAIC, a vu ses ventes grimper de près de 34%. Cependant, elle ne se classe qu’à la dixième position parmi les constructeurs en Europe, avec une part de marché de 1,9%.
BYD suit la même tendance, devenant le leader mondial de la voiture électrique en 2025, surpassant Tesla. Ses ventes, presque nulles en Europe en 2024, ont triplé en 2025.
L’engouement pour l’hybride, exempt de droits de douane comme les véhicules électriques, favorise donc l’essor de l’industrie chinoise. L’UE envisage de limiter cette tendance, réfléchissant à une augmentation de la part de « Made in Europe » dans les composants des véhicules construits sur le Vieux Continent. Toutefois, la présentation du projet a été continuellement repoussée.

