Les questions souvent posées lors d’une défense de mémoire

Si la défense de mémoire est déjà stressante en soi, la partie « questions-réponses » est souvent encore plus redoutée par l’étudiant ou l’étudiante qui y fait face. Mais, au fait, quels sont les types de questions que tu peux avoir ? « La Libre Etudiant » a dressé un état des lieux sur base d’exemples d’étudiants mais aussi de documents faits par des professeurs.

Ces questions portent sur le contenu de ton mémoire. Difficile donc pour nous de te donner des exemples concrets. Mais, en résumé, il peut s’agir d’une question du style : “Qu’as-tu voulu dire quand tu écris ceci…?” ou “N’est-ce pas une erreur de dire ceci ?” ou encore “Es-tu sûr(e) que tu pouvais généraliser tes résultats à cet endroit ?”

Lors d’une défense de mémoire, les évaluateurs vont souvent te demander “pourquoi as-tu procédé comme cela et pas comme cela ? » Ou encore “pourquoi n’as-tu pas également fait ceci en plus ? » Ou, pourquoi pas, “comment expliques-tu les différences entre tes conclusions et celles de X ? »

Cela ne veut pas forcément dire qu’ils s’opposent à tes choix, mais plutôt qu’ils veulent voir comment tu te défends lorsque ceux-ci sont remis en question. Ce sera à toi de te justifier, en rappelant les contraintes auxquelles tu faisais face et en expliquant pourquoi les choix que tu as faits te paraissent les plus pertinents.

Si tu es d’accord avec leurs critiques ou s’ils pointent de réelles erreurs, ne te laisse pas démonter et mets en avant le positif. Tu peux également préparer un “errata” que tu leur fourniras au moment de la présentation, mais uniquement s’il s’agit de grosses erreurs qui nuisent à la compréhension !

Si tes évaluateurs te posent une question un peu trop vaste, réponds-y en présentant d’abord un plan des éléments que tu comptes aborder dans ta réponse. Et ce, avant même de détailler le tout. Demande-leur s’ils veulent que tu t’attardes sur un point en particulier. Cela démontrera ton esprit de synthèse et leur montrera que tu maîtrises la matière sur le bout des doigts.

Cela peut arriver. Pas de panique ! Il se peut que les évaluateurs veuillent simplement voir comment tu réagis s’ils vont plus loin que ton mémoire. Dans certains cas, il est donc normal que tu n’aies pas la réponse. Dans d’autres, tu seras censé la connaître. Peu importe le cas de figure, débrouille-toi en reconnaissant que tu n’as pas tous les éléments mais bifurque en fournissant une réponse à une question très proche. Par exemple: “je ne sais pas si on peut dire que cet élément est plus important qu’un autre mais, en tout cas, tous les éléments (les citer) que j’aborde me paraissent pertinents”.

Il se peut que les évaluateurs te demandent de faire un résumé de ce que t’a apporté ton mémoire. Qu’est-ce que tu en retires ? Qu’est-ce qui t’a paru le plus difficile? Qu’est-ce que tu aurais fait autrement si tu avais eu plus de temps et/ou de moyens ? Qu’est-ce que ton mémoire apporte à la recherche ? Comment tes résultats pourront-ils servir à d’autres ? Comment pourrait-on prolonger ton mémoire ?

Ce genre de question peut être surprenant. On te conseille, comme pour un entretien d’embauche, de préparer quelques éléments de réponse. Il ne faut cependant pas tout étudier par cœur, sous peine de perdre en spontanéité. Malgré tout, avoir quelques idées en tête permet de ne pas être décontenancé.