Les Montois s’impatientent : « Pas de gaz depuis une semaine, en 2026 ! »
Céline habite rue de Nimy et a exprimé ses préoccupations concernant l’absence de gaz dans sa maison, en mentionnant que sa fille asthmatique aurait pu être hospitalisée si elle avait été chez elle cette semaine. ORES a évoqué une pièce défectueuse, devant être remplacée tous les 50 ans, comme cause de la panne de gaz affectant plus de 7000 foyers à Mons.
« Là, ça commence à bien faire ! Si ma fille, asthmatique, avait été chez moi cette semaine, on serait déjà à l’hôpital. » Céline, résidente de la rue de Nimy, nous ouvre sa porte, emmitouflée. « J’ai honte, franchement, vous voyez comment je suis habillée ? » Elle prévoit de se rendre chez une amie coiffeuse pour se laver les cheveux, mais hésite à quitter son domicile. « J’ai toujours peur de rater les ouvriers d’ORES. Ils sont passés hier soir dans quelques maisons de la rue d’en face. Pas dans toutes. C’est incompréhensible. » Cathy, commerçante dans la même rue, partage son inquiétude. « Heureusement, je rentre dormir chez moi tous les soirs, et j’ai du chauffage. Je plains mes voisins. Mais comment peut-on en arriver là, en 2026 ? En Belgique ? J’ai l’impression qu’à l’étranger, les réparations vont plus vite qu’ici ! En Thaïlande, à New York… Pensez-vous qu’ils mettraient une semaine à rétablir le courant ou le gaz ? »
Plus près de la Grand’Place, un office notarial fait également avec les moyens du bord. Jessica, l’employée à l’accueil, se réchauffe avec des plaids, du thé chaud et de petits chauffages d’appoint. « Mes collègues à l’étage utilisent des bouillottes, et tout le monde reste en grosse veste. Que voulez-vous, on ne peut pas fermer le bureau. Nous devons recevoir les clients ! Heureusement, deux jours par semaine, nous travaillons à bureaux fermés. Mais je suis là depuis le début de la panne. Chaque jour, j’espère que ce sera le dernier dans le froid. ORES est venu remettre le gaz dans les kots juste à côté, mais rien chez nous. »
Les causes de la panne de gaz, attribuées à une pièce défectueuse, suscitent également des interrogations entre les voisins. ORES mentionne une pièce défectueuse dans une cabine à la périphérie du centre. Cette pièce, qui doit être remplacée tous les 50 ans, serait responsable de problèmes en cascade et d’une forte baisse de pression. Certains riverains doutent de cette explication. « À notre époque, franchement ? Une pièce cassée et c’est toute une ville qui reste sans gaz pendant des jours ? » s’inquiète un habitant. « On est censé être mieux équipés en 2026 pour ce genre de problème. De plus, le réseau électrique a sauté dimanche à cause des chauffages d’appoint… Alors qu’on veut nous imposer des voitures électriques, il y a un sérieux problème. Il serait grand temps de vérifier les installations. »
Concernant les indemnités, toutes les personnes que nous avons rencontrées étaient au courant des possibilités d’indemnisation auprès d’ORES. « J’ai déjà introduit une demande, » explique Jonathan, un habitant de la rue. « J’ai rempli le formulaire en ligne et j’espère bien être indemnisé. » « Moi aussi je l’ai fait ! » précise Céline. « Dès le premier jour. Mais pour l’instant, je n’ai eu qu’un accusé de réception. » Cathy envisage également de demander une indemnisation, pour des raisons de principe. « Quand on ne paie pas ses factures à temps, si on a 3-4 jours de retard, on doit payer plus. Que tout cet argent serve à quelque chose, à indemniser les gens. »
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