Belgique

Les menaces terroristes et extrémistes ne sont pas en hausse selon l’OCAM.

En 2025, 157 signalements ont été transmis à l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace (OCAM), dont 5% ont été évalués au « niveau 3 », correspondant à une menace « grave ». En 2024, 213 signalements pertinents liés à l’extrémisme ou au terrorisme ont été enregistrés, avec 12% estimés au niveau 3 à un moment donné.


La Police, les services de renseignement et d’autres organismes ont transmis 157 signalements en 2025 à l’Organe de Coordination pour l’Analyse de la Menace (OCAM), dont seulement 5% ont été classés au « niveau 3 », correspondant à une menace « grave ».

Aucune des menaces potentielles signalées n’a été qualifiée de « niveau 4 », le degré le plus élevé, indiquant une menace « très grave et imminente ».

En 2024, il y avait eu 213 signalements pertinents concernant des menaces liées à l’extrémisme ou au terrorisme, dont 12% avaient été estimés au niveau 3 à un moment donné. Ce chiffre marquait déjà une baisse par rapport à 2023, lorsque l’on avait enregistré un pic en fin d’année avec 332 signalements au total, dont 7% classés niveau 3 et un au niveau 4.

L’OCAM, qui a publié ses chiffres pour 2025 vendredi, attribue cette baisse à plusieurs facteurs, y compris une « perte de capacité d’action et le recul de l’attractivité d’organisations telles que l’État islamique (EI) ». En outre, certains événements internationaux ont été moins « mobilisateurs » qu’auparavant, ce qui a conduit à une diminution des signalements liés à l’extrémisme islamiste : ils représentaient 55% des signalements pour l’extrémisme et le terrorisme en 2024, contre 39% en 2025, soit 62 signalements. Cela demeure toutefois la « tendance idéologique dominante », selon l’OCAM.

Les signalements de menaces liées à l’étranger suivent, représentant 24%, visant par exemple des ambassades ou des membres de diasporas. Les extrêmes du spectre politique apparaissent ensuite, mais leur nombre augmente : l’extrémisme de droite est le plus visible, avec 13% des signalements (contre 5% en 2024). L’extrémisme de gauche est, quant à lui, moins présent, à 4% (1% en 2024).

Plus de la moitié des menaces potentielles (59%) ont été jugées faibles (niveau 1), contre 36% considérées comme de niveau moyen (niveau 2) et 5% comme graves (niveau 3). Dans les trois quarts des cas, il s’agit de personnes agissant de manière isolée. De plus, 13% des auteurs identifiés sont des mineurs.