Les écoles rurales ferment les unes après les autres : « Il faut conserver ces établissements proches de la population »

Abonnés Monique Baus Publié le – Mis à jour le

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Belgique

C’était il y a un mois à peu près. Un éleveur s’invitait dans l’école de son village avec son chien et une cinquantaine de ses moutons dont quinze, certificats de naissance à l’appui, y ont très officiellement été inscrits. Cela ne s’est pas passé chez nous mais en France. Dans le village de Crêts en Belledonne, exactement, dans l’Isère. Le problème, c’est que l’effectif global de l’école de cette entité de moins de 3 500 têtes avait baissé et que, du coup, faute d’inscriptions supplémentaires, une classe devait fermer ses portes à la prochaine rentrée. Le nombre d’inscrits ainsi complété, le gâchis est évité. Vous avez dit « cocasse » ?

Mais l’anecdote ne fait pas sourire tout le monde. Yannic Pieltain, directeur diocésain de l’enseignement fondamental pour Namur Luxembourg exprime même ses plus grandes craintes concernant les difficultés que subissent aujourd’hui les petites écoles (des écoles fondamentales pour la plupart) situées en milieu rural wallon. En particulier dans sa zone.