Les autotests en pharmacie officiellement approuvés en commission de la Chambre

Ce texte, déposé par la majorité Vivaldi, abroge l’interdiction de mise à disposition des pharmacies agréées des tests antigéniques rapides, à la suite de l’arrêté royal en ce sens publié jeudi dernier. La proposition approuvée à l’unanimité, moins l’abstention du Vlaams Belang, doit encore être votée en séance plénière jeudi. Le PTB a d’ores et déjà annoncé qu’elle y déposerait des amendements. Les officines seront fournies en autotests à partir du 6 avril, a confirmé le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, qui avait détaillé la nouvelle stratégie de testing lundi lors d’une conférence de presse.

Les personnes bénéficiant de l’intervention majorée (BIM) ne devront payer qu’un euro. Le remboursement, dont la mise en oeuvre est prévue à partir du 12 avril, sera toutefois limité à deux fois par semaine par membre du ménage. Pour les autres, il faudra débourser entre 5 et 10 euros, le prix final n’étant pas encore connu.

Pour le moment, deux autotests ont été validés par l’AFMPS (Agence fédérale des médicaments et des produits de santé), ceux développés par les firmes Roche et Biosynex, a précisé le ministre. D’autres tests devraient être confirmés le 4 avril.

Par ailleurs, le gouvernement fédéral devrait recevoir cette semaine l’évaluation des projets-pilotes en cours, notamment dans l’enseignement, a ajouté M. Vandenbroucke. « J’introduirai un dossier cette semaine en Conseil des ministres visant à introduire des tests salivaires supplémentaires, au cas où les acteurs de l’enseignement seraient intéressés. »

Ce marché public potentiel devrait concerner deux tranches de livraison de 500.000 tests salivaires, selon le ministre. « Ce n’est rien de tout », a critiqué Catherine Fonck (cdH), ajoutant qu’elle appuyait néanmoins l’initiative sur le fond.