Les autorités nigérianes annoncent des frappes américaines contre des djihadistes.
L’EI a trouvé le moyen de passer par le Sahel pour aller aider les Lakurawa et les bandits en leur fournissant des équipements et en leur dispensant des formations, a déclaré Daniel Bwala, porte-parole du président Bola Tinubu. « Il y a eu des victimes, mais on ne sait pas exactement qui parmi les personnes visées a été tué », a ajouté M. Bwala.
« L’EI a trouvé le moyen de passer par le Sahel pour aider les Lakurawa et les bandits en leur fournissant des équipements et des formations », a déclaré Daniel Bwala, porte-parole du président Bola Tinubu. Washington et Abuja avaient auparavant indiqué viser des militants liés à l’EI, sans donner de détails sur les groupes armés concernés.
Les djihadistes affiliés à l’EI sont actifs au Niger, ainsi qu’au Burkina Faso et au Mali, où ils mènent une insurrection sanglante contre les gouvernements. Bien que le Nigeria soit confronté à un conflit djihadiste depuis longtemps, les analystes craignent l’arrivée de groupes islamistes du Sahel.
« La frappe a été réalisée à un endroit où, historiquement, se trouvent les bandits et les Lakurawa », a précisé M. Bwala. « Les renseignements collectés par le gouvernement américain indiquent également un mouvement massif de membres de l’EI venus du Sahel vers cette région. »
« Il y a eu des victimes, mais on ne sait pas exactement qui parmi les personnes visées a été tué », a ajouté M. Bwala.
Le lieu des frappes, dans l’État de Sokoto, au nord-ouest du Nigeria, intrigue les analystes, car l’insurrection djihadiste au Nigeria se concentre principalement dans le nord-est.
Des chercheurs ont récemment établi un lien entre certains membres du groupe Lakurawa, principal mouvement djihadiste de l’État de Sokoto, et la branche sahélienne de l’EI. Cependant, d’autres analystes contestent ces connexions, soulignant que le terme Lakurawa désigne divers groupes de combattants dans le nord-ouest du Nigéria. Dans cette région, le plus grand problème de sécurité provient de gangs criminels locaux connus sous le nom de « bandits », et non des djihadistes.
Ces bandits pillent des villages, procèdent à des enlèvements contre rançon et extorquent de l’argent à des agriculteurs et mineurs artisanaux dans les zones rurales échappant au contrôle du gouvernement. Motivés par l’appât du gain plutôt que par la religion, ces gangs collaborent parfois avec les djihadistes, selon les analystes.

