Le procès en appel des quatre accusés de l’assassinat de Samuel Paty commence lundi.
En décembre 2024, à l’issue du procès en première instance, les huit accusés ont été reconnus coupables et condamnés à des peines allant d’une à 16 années de prison. Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, condamnés à 16 ans de réclusion criminelle pour complicité d’assassinat, ont fait appel et seront rejugés.
À l’issue du procès en première instance, en décembre 2024, les huit accusés ont tous été reconnus coupables et condamnés à des peines de prison allant de un à 16 ans. Quatre d’entre eux ont fait appel et seront rejugés. Cela concerne Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov, amis de l’assassin du professeur Samuel Paty, tous deux reconnus coupables de complicité d’assassinat et condamnés à 16 ans de réclusion criminelle.
La veille de l’attentat, ils s’étaient rendus à Rouen (Normandie) avec le terroriste pour acheter un couteau – non pas celui utilisé pour décapiter Samuel Paty – qui sera retrouvé sur les lieux du crime. Le jour de l’attentat, Naïm Boudaoud a accompagné le tueur dans un magasin de pistolets airsoft avant de le déposer à proximité du collège francilien où Samuel Paty enseignait.
Les deux autres condamnés ayant interjeté appel sont Brahim Chnina et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, qui ont écopé respectivement de 13 et 15 ans de réclusion criminelle.
Samuel Paty, professeur d’histoire-géographie âgé de 47 ans, a été poignardé puis décapité par Abdoullakh Anzorov, réfugié russe d’origine tchétchène, le 16 octobre 2020 à Éragny-sur-Oise, dans le Val-d’Oise. Le jeune homme de 18 ans, musulman radicalisé, lui reprochait d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet.

