Belgique

Le patron de l’Office des étrangers : la Belgique négocie avec les talibans.

Freddy Roosemont, à la tête de l’Office des étrangers depuis 23 ans, s’est rendu à Kaboul en tant que représentant d’un groupe de 20 États membres européens pour négocier le retour forcé de certains Afghans. Aujourd’hui, 2.635 Afghans séjournent encore dans des centres d’accueil en Belgique.


Freddy Roosemont, à la tête de l’Office des étrangers depuis 23 ans, s’est rendu à Kaboul en tant que représentant d’un groupe de 20 États membres européens pour négocier le retour forcé de certains Afghans dans leur pays d’origine. Au cours de son voyage de trois jours, il a indiqué au journal que des entretiens ont eu lieu avec des fonctionnaires des ministères de l’Intérieur, des Affaires étrangères et des services de renseignement.

Les autorités afghanes seraient prêtes à participer à l’identification de leurs compatriotes sans titre de séjour en Europe. Le cabinet de la ministre de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt (N-VA), a précisé dans un communiqué publié samedi matin que la Belgique avait bien pris part à une « mission administrative de reconnaissance » en Afghanistan.

Cette mission a été organisée par la Commission européenne, en partie à l’initiative de Mme Van Bossuyt. Selon le communiqué, « la mission vise principalement à relancer la coopération technique avec les autorités afghanes sur le plan administratif, notamment en matière d’identification, tant pour les retours volontaires que forcés ».

Le ministère a souligné que les dossiers des criminels en situation irrégulière doivent être traités en priorité. Anneleen Van Bossuyt a déclaré : « Bien sûr, la Belgique n’a aucune affinité avec le régime afghan. Mais il existe dans le contexte international plusieurs régimes avec des visions totalement différentes de l’humanité et du monde, avec lesquels nous devons coopérer sur le plan administratif pour opérer des retours. » Elle a également ajouté : « Nous ne renverrons évidemment pas de force les personnes qui ont droit à l’asile, comme par exemple les femmes et les mineurs afghans. » Actuellement, 2.635 Afghans résident encore dans des centres d’accueil en Belgique.