Le parlement wallon réduit les pensions des députés : Ecolo et PTB s’abstiennent.
La réforme prévoit que la pension parlementaire ne soit plus calculée sur le dernier salaire, mais sur le salaire moyen des dix dernières années, ainsi que sur celui des cinq dernières années pour les députés nés avant le 1er janvier 1962. Ecolo et le PTB se sont abstenus lors du vote, estimant que les mesures prises restent insuffisantes.
La réforme vise à modifier le calcul de la pension parlementaire, qui ne sera plus basé sur le dernier salaire, mais sur le salaire moyen des dix dernières années. Pour les députés nés avant le 1er janvier 1962, ce calcul se fera sur les cinq dernières années. Le pécule de vacances sera également aligné sur le régime des pensions publiques ordinaires, et le plafond Wijninckx s’appliquera désormais aux pensions étrangères.
Le MR, les Engagés et le PS, en opposition, ont voté en faveur de cette réforme.
Le PTB, qui s’est abstenu lors du vote, a reconnu des progrès, mais a déploré que ceux-ci soient insuffisants. Germain Mugemangango, le chef de file du parti au parlement wallon, a souligné : « Les élus wallons bénéficient encore de montants très généreux, pouvant aller jusqu’à 7.100 euros bruts par mois pour une carrière complète, et 10 à 12 ans de mandat suffiront encore pour atteindre la pension moyenne d’un travailleur salarié. »
Stéphane Hazée, chef de groupe Ecolo, a indiqué : « Nous sommes favorables, en matière de pensions comme en matière de chômage ou de maladie, à un alignement complet sur le droit commun. Les propositions soumises à ce parlement vont dans le bon sens mais en même temps, il reste du chemin pour aboutir à un alignement complet. » Tout comme le PTB, les Verts se sont également abstenus lors du vote.
Hazée a estimé qu’ »dans le contexte des mesures d’austérité prises ici, en FWB et au niveau fédéral, c’est problématique, » en pointant le délai de transition d’un an prévu en Wallonie « pour retarder les mesures d’alignement en matière de cumul de revenus, contrairement à ce qui s’est fait à la Chambre. »
Il a conclu : « Si une étape positive est franchie, nous insistons sur l’absolue nécessité que les règles définies pour les ministres et parlementaires soient exactement les mêmes que le régime de droit commun. »

