Le MR prône 8 milliards d’allégements fiscaux pour doper le taux d’emploi

Le ministre des Finances Vincent Van Peteghem (CD&V) planche actuellement sur une réforme fiscale, qui doit aboutir à la fin de la législature. Pour le président du MR, il est essentiel de baisser les impôts qui pèsent sur les classes moyennes. Il propose donc de réduire l’impôt sur les personnes physiques, en relevant la quotité exemptée d’impôt à 11.816 euros, et de revoir les tranches d’imposition pour passer moins rapidement dans les tranches supérieures.

Georges-Louis Bouchez propose également d’établir un bouclier fiscal absolu à 50% des revenus, additionnels communaux inclus. Le président du MR veut aussi doubler le montant maximum déductible pour les frais de garde d’enfants.

Autre proposition : faire passer le taux de TVA sur les biens de première nécessité de 6 à 5%. M. Bouchez souhaite également appliquer ce taux au numérique, ce qui n’est pour l’instant pas autorisé par la directive européenne. Le libéral voit cependant des « ouvertures en la matière au niveau européen ». Le gaz et l’électricité ne bénéficieraient pas de ce taux plus avantageux « pour des raisons budgétaires évidentes ».

Enfin, le MR souhaite renforcer le statut d’indépendant starter, qui permet de bénéficier d’une réduction de moitié des cotisations sociales pendant un an, à condition de ne pas dépasser un certain revenu. Georges-Louis Bouchez propose d’allonger la durée de cette mesure, par exemple à trois ans, et de diminuer le montant des cotisations minimales.

L’ensemble de ces mesures coûterait 8 milliards d’euros, chiffre le président du MR. Selon lui, elles doperont toutefois le taux d’emploi, ce qui permettra à l’État d’économiser en allocations et d’augmenter les recettes à l’impôt des personnes physiques et des cotisations à la sécurité sociale.