Le comité de concertation a tranché sur l’Horeca: les discussions sont sur le point de se terminer (Mise à jour)

Les représentants des gouvernements fédéral, des Communautés et des Régions se sont retrouvés vendredi peu après 14h00 au Palais d’Egmont à Bruxelles pour un comité de concertation très attendu. Les exécutifs du pays doivent s’accorder sur la façon d’endiguer la deuxième vague de la pandémie de coronavirus qui touche le royaume. Depuis plusieurs jours, il est question d’instaurer un couvre-feu. L’annonce de cette mesure dans plusieurs métropoles françaises a renforcé la probabilité d’un tel scénario. Elle est « sur la table », a confirmé le vice-Premier ministre PS et ministre de l’Emploi, Pierre-Yves Dermagne.

Un couvre-feu « normal » pourrait être imposé à l’ensemble de la population et un couvre-feu « spécial » pourrait s’appliquer à l’Horeca.  

D’après nos informations, vers 17h, les participants ont suspendu les discussions autour de la fermeture de l’Horeca à cause d’une impossibilité à trouver un accord. Certains plaideraient pour une fermeture complète du secteur alors que d’autres s’y opposent. A 18h, il semblerait que les choses n’aient pas évolué. Le blocage serait net. Des réunions bilatérales ont lieu en ce moment pour dénouer l’épineux problème de l’Horeca.  

Finalement, selon nos informations, il a été décidé de fermer complètement les bars et les restaurants pendant un mois. 

D’autres sujets en débat

Les participants à la réunion doivent aussi valider le fameux  « baromètre » qui réglerait l’instauration de mesures en fonction de couleurs ou de phases . Les experts de la Cellule d’évaluation fédérale (Celeval) ont planché sur l’élaboration de cet instrument qui est soumis aux différents ministres.

La question du soutien aux secteurs touchés par les mesures pourrait également être abordée. La ministre flamande de l’Economie et de l’Emploi, Hilde Crevits, participe à la réunion. Le ministre des Indépendants, David Clarinval, a fait savoir à son arrivée qu’il avait déposé sur la table du conseil des ministres la prolongation du droit-passerelle jusqu’à la fin de l’année.

« On devra immédiatement envisager les mesures de soutien aux secteurs touchés », a souligné M. Dermagne.