Le CNS a débuté : « Personne ne s’attendait à ce que ce soit si mauvais »

Au programme, plusieurs gros sujets : la situation à Anvers par exemple, mais aussi la bulle des 15 qui pourrait se voir réduite à 10 personnes ou moins. Une nouvelle restriction sur les événements et une extension à l’obligation du port du masque seront également abordées lors de ce Conseil de sécurité nationale.

Le virologue Marc Van Ranst, pour qui ce CNS est le plus important depuis mars, remplace la présidente du GEES, Erika Vlieghe, à cette session du Conseil national de sécurité.

Hier, il a été annoncé que des gouverneurs de province prendraient part au CNS. Le ministre de la justice Koen Geens s’est exprimé ce matin sur Radio 1 à ce sujet. Pour lui, « Il est très important aujourd’hui de voir ce qui peut être fait au niveau local ou régional« .

Le CNS va étudier aujourd’hui un nouveau rapport du Celeval, la cellule d’évaluation de la pandémie. Avant celui-ci, un premier rapport avait déjà été communiqué au CNS le 20 juillet. « Beaucoup de choses ont changé entre-temps. Aucun d’entre nous ne pensait que ce serait si mauvais », explique Koen Geens.

Denis Ducarme, invité de La Première, plaide pour des reconfinement locaux, comme dans certains autres pays européens : “Si on veut enrayer la deuxième vague, il faut prendre des dispositions”. L’Espagne et l’Allemagne ont tous les deux reconfiné les régions les plus touchées. Dans le collimateur du ministre, la ville d’Anvers, mais pas seulement. « D’autres villes du nord du pays » l’inquiètent. 

Denis Ducarme regrette que certaines mesures locales tardent et soutient des décisions plus strictes : “Il y aura sur la table plusieurs décisions à trancher », dit-il, « des mesures que nous devons prendre sur le plan local qui tardent ou des mesures qui doivent être prises sur le plan national pour renforcer la sécurité sanitaire”.

Le libéral en a profité pour tacler Bart De Wever sur la question du port du masque à Anvers: « La Belgique n’est pas une république communale où l’avenir du pays est suspendu au bon vouloir de quelques bourgmestres qui n’auraient pas pris la mesure de la situation”.