Le centre-ville d’Anvers complètement saturé ce mardi, la police demande de ne pas s’y rendre (PHOTO)

À l’approche du réveillon du Nouvel An, nombreux sont les gens qui ont encore un tas d’achats à faire. Et pour le shopping d’entre les fêtes, la ville d’Anvers semble attirer une foule impressionnante de clients. En effet, les rues du centre-ville sont saturées, comme l’a expliqué la police anversoise sur Twitter, parlant d’une « animation inhabituelle ». « Le stationnement y est actuellement déconseillé », écrit-elle vers 16h, redirigeant les automobilistes vers les parkings situés en périphérie de la ville. Car tous les parkings du centre-ville sont complets et de longues files se sont déjà formées à l’entrée, rapporte la VRT.

Si de nombreux Belges ont choisi Anvers pour leurs derniers achats, nos confrères flamands notent également que beaucoup de voitures néerlandaises sont également présentes dans la ville. En effet, les commerces non essentiels sont fermés aux Pays-Bas depuis plus d’une semaine, car les autorités ont décidé de réimposer un confinement durant les fêtes pour lutter contre le variant Omicron, désormais majoritaire parmi les contaminations au Covid. Les Néerlandais traversent donc la frontière pour pouvoir profiter de magasins ouverts normalement. Het Laatste Nieuws note également que des trains « bondés de Néerlandais » arrivaient ce mardi à Anvers, et qu’il était d’ailleurs impossible de maintenir une distanciation sociale correcte dans les wagons.

Un afflux massifs qui agace certaines personnalités politiques, comme la gouverneure de la province d’Anvers, Cathy Berx. Elle jugeait lundi l’attitude des touristes néerlandais « pas très solidaire ni raisonnable ». Elle déplore que ces derniers créent « une double pression »: « D’une part, il y a beaucoup plus de pression en Flandre, avec toutes les conséquences que cela implique. Il y a un impact possible sur l’augmentation du nombre d’infections. D’un autre côté, les Néerlandais qui sont infectés ici à cause de la foule présente et qui retournent aux Pays-Bas pourraient exercer une pression supplémentaire sur les soins là-bas ».