Le Breast International Group cesse ses activités après 26 ans de recherche.
BIG a décidé, le 2 décembre 2025, de procéder à un licenciement collectif et à la clôture de l’organisation d’ici fin 2026, en raison d’un contexte économique défavorable. Le Breast International Group est une organisation internationale à but non lucratif basée à Bruxelles qui fédère plus de 50 groupes collaboratifs et entités de recherche sur le cancer du sein dans le monde.
Au cours des dernières années, BIG a dû faire face à « un contexte économique local et mondial défavorable, marqué par une réduction des subventions, une baisse des revenus issus des études cliniques et des collectes de fonds, ainsi qu’une concurrence accrue du secteur commercial. Ces facteurs ont progressivement mis en péril la capacité de l’organisation à fonctionner comme structure autonome et à assurer la continuité de ses activités », communique l’association.
Après avoir exploré diverses options, le conseil d’administration a jugé qu’aucune solution viable ne permettait de surmonter ces enjeux. Il a donc décidé, le 2 décembre 2025, de procéder à un licenciement collectif et à la fermeture de l’organisation d’ici la fin de 2026, conformément à la législation belge. David Allan Cameron, président de BIG, qualifie cette période de « moment le plus dramatique et le plus douloureux de l’histoire » de l’organisation, tout en soulignant l’héritage scientifique laissé aux patients et aux chercheurs.
La continuité des études et la protection des patients
Malgré la fermeture annoncée, BIG garantit que les études cliniques en cours ne seront pas abandonnées. Le soutien scientifique et opérationnel actuellement apporté par le siège sera transféré à d’autres partenaires de recherche afin d’assurer l’intégrité des projets et de respecter les engagements pris envers les patients participants.
Les responsables de l’organisation affirment que même si BIG n’aura plus d’existence juridique à long terme, « les réseaux de collaboration internationale qu’il a contribué à structurer continueront à fonctionner ». Ander Urruticoechea Ribate, le trésorier, rappelle que cette fermeture reflète les « dures réalités » de la recherche académique indépendante, qui fait face à un manque de financement durable, à la difficulté d’obtenir des subventions et à la réorientation des ressources vers d’autres priorités.
Depuis plus de 25 ans, BIG coordonne des études cliniques qui ont eu un impact majeur sur la prise en charge du cancer du sein dans le monde.
Un réseau international basé à Bruxelles
Le Breast International Group est une organisation internationale à but non lucratif, située à Bruxelles, qui regroupe plus de 50 groupes collaboratifs et entités de recherche sur le cancer du sein en Europe, au Canada, en Amérique latine, au Moyen-Orient, en Asie et en Australie. Ces groupes collaborent avec des milliers d’hôpitaux spécialisés et de centres de recherche à travers le monde, ce qui a permis d’initier des essais internationaux d’envergure centrés sur les patients.
Un signal d’alarme pour la recherche indépendante
La fermeture de BIG est perçue par ses responsables comme un « signal d’alarme sur l’état de la recherche académique indépendante, en particulier dans le domaine de la santé ». Ils soulignent que l’absence de financement pérenne, la concurrence du secteur privé et un contexte géopolitique qui réoriente les ressources au détriment de la santé et d’autres priorités sociales menacent la capacité des réseaux non lucratifs à mener des études d’envergure. Néanmoins, ils insistent sur l’importance de « préserver les acquis et les collaborations internationales construites au cours des 26 dernières années, afin que les patients puissent continuer à bénéficier de recherches conçues avant tout en fonction de leurs besoins ».

