La tension monte en Flandre mais n’aide pas à trouver de solution

Politique belge

L’incertitude persiste quant à la composition de la future coalition qui gouvernera la Flandre. 

Le formateur flamand et président de la N-VA, Bart De Wever, s’est entretenu ces derniers jours avec l’Open Vld, le CD&V, le sp.a et le Vlaams Belang, mais aucun signe ne permet pour l’heure de savoir quelle option sera privilégiée.

Après une accélération des discussions au cours de la semaine, tout semblait bien calme vendredi après-midi. Des rumeurs ont fait état de la volonté de M. De Wever de former une coalition sans le Vlaams Belang, mais le principal intéressé ne semble pas encore avoir arrêté sa décision.

« Ne pas ignorer le signal de l’électeur »

La formation d’extrême droite a en tout cas insisté sur son souhait de participer au prochain gouvernement flamand. Son président Tom Van Grieken appelant jeudi M. De Wever à « ne pas ignorer le signal des électeurs ».

Ensemble, la N-VA et le Vlaams Belang ne suffisent pas à constituer une majorité au parlement flamand. Les autres partenaires possibles de coalition – le CD&V, l’Open Vld et le sp.a, auxquels M. De Wever avait remis une note en juin – ont clairement affirmé qu’ils ne souhaitaient pas s’associer à l’extrême droite. Sans elle, deux options semblent possibles: une coalition bourguignonne (sp.a, N-VA et Open Vld, 64 sièges sur 124) ou une coalition suédoise (N-VA, Open Vld et CD&V, 70 sièges sur 124).

Une réunion au sommet aurait eu lieu jeudi soir à la N-VA, mais aucune information n’a filtré depuis lors.