La Syrie remplace le visage de Bachar al-Assad sur ses billets.
Pour le président Ahmad al-Chareh, la nouvelle monnaie marque « la fin d’une phase antérieure qui ne sera pas regrettée et le début d’une nouvelle phase à laquelle le peuple syrien […] aspire ». Les nouveaux billets, d’une valeur allant de 10 à 500 livres syriennes, commenceront à entrer en circulation à partir du 1er janvier.
Pour le président Ahmad al-Chareh, ancien jihadiste devenu chef d’État après avoir renversé Bachar al-Assad il y a un an, la nouvelle monnaie symbolise « la fin d’une phase antérieure qui ne sera pas regrettée et le début d’une nouvelle phase à laquelle le peuple syrien […] aspire ».
Il a ajouté que « le nouveau design de la monnaie est l’expression d’une nouvelle identité nationale et marque une rupture avec la vénération d’individus », en présentant les nouveaux billets.
Malgré ce changement, l’effigie de Bachar al-Assad et celle de son père Hafez, qui ont dirigé le pays pendant des décennies, apparaissent encore sur certaines coupures.
Les nouveaux billets, d’une valeur de 10 à 500 livres syriennes, commenceront à circuler à partir du 1er janvier.
La dévaluation de la livre syrienne est l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les autorités, qui ont choisi de supprimer deux zéros sur les nouveaux billets afin de simplifier les transactions.
Depuis le début de la guerre civile en 2011, la livre syrienne a perdu 50 % de sa valeur, atteignant environ 10 000 à 11 000 pour un dollar américain, ce qui oblige la population à transporter d’importantes liasse de billets, même pour des achats quotidiens.
Ahmad al-Chareh a noté : « Si quelqu’un souhaite acheter quelque chose de simple, il doit transporter des sacs pour pouvoir effectuer ses achats, alors les gens se tournent vers le dollar », en exprimant l’espoir que la réforme monétaire stimule la monnaie nationale.
Il a déclaré : « La Syrie mérite une économie forte et une monnaie stable. »
Par ailleurs, les États-Unis ont annoncé la levée définitive des sanctions « César », ouvrant ainsi la voie à un retour des investissements en Syrie après des années d’isolement économique.
Les anciens billets de banque de Syrie étaient imprimés en Russie, l’ancien soutien du pouvoir. Le gouverneur de la banque centrale syrienne, Abdul Qadir al-Hasriya, n’a pas précisé où la nouvelle monnaie serait imprimée.

