La suppression du Sénat continue malgré l’abstention du MR.
Pour ce vote, la majorité des deux tiers était requise, avec 36 votes pour, 8 contre et 14 abstentions. Jean-Paul Wahl, sénateur MR, a déclaré : « Pas question d’avancer à la hussarde » et demande des garanties avant de voter la disparition définitive du Sénat.
Pour ce vote, une majorité des deux tiers était nécessaire, ainsi qu’une majorité simple dans chaque groupe linguistique. Cet objectif a été atteint avec 36 votes pour, 8 contre et 14 abstentions, dont celles des sénateurs du MR, qui font pourtant partie de la majorité.
Pour le MR, il est impensable de voter avec les partis extrêmes
Les réformateurs, conformément à l’accord de gouvernement, refusent de voter des réformes institutionnelles avec les partis extrêmes, en l’occurrence le PTB et le Vlaams Belang.
Ainsi, cet après-midi, le MR s’est abstenu de voter en faveur de la proposition du Vlaams Belang, qui est favorable à la suppression du Sénat, et la sénatrice germanophone a voté contre.
De cette manière, les libéraux ont réussi à contourner le problème sans compromettre l’avancée du texte, les abstentions n’étant pas prises en compte pour atteindre la majorité des deux-tiers requise.
Jean-Paul Wahl, sénateur MR, exige des garanties avant de voter la suppression définitive du Sénat
« Pas question d’avancer à la hussarde », a déclaré Jean-Paul Wahl après le vote. Selon lui, des garanties et des balises doivent être mises en place avant toute décision mettant fin au Sénat, notamment pour assurer une représentation garantie de la Communauté germanophone à l’avenir.
Actuellement, la Communauté germanophone dispose d’un siège garanti sur 60 au Sénat. Il souhaite également des garanties pour une représentation des entités fédérées dans les instances internationales. Bien qu’une étape ait été franchie aujourd’hui, le processus vers la disparition du Sénat reste long et sera sûrement semé d’embûches.

