La revue de presse : s’emparer du Groenland ? Trop Netflix !
L’éditorialiste du Morgen souligne que « même au Kremlin, personne n’aurait pu imaginer que l’Otan se fracasse sur cette crise-là. » L’éditorial de l’Avenir indique que Trump ne s’en ira pas de la présidence « pas avant 2029. »

La situation est grave. Nos dirigeants en sont conscients. Cependant, il est difficile de croire à ce qui se passe, si absurde. Chaque jour, des limites semblent être repoussées, sans que quiconque d’un esprit raisonnable n’ose les imaginer, encore moins les inclure dans une histoire censée être crédible, souligne l’éditorialiste du Morgen.

Par exemple, un enlèvement d’un chef d’État pour s’emparer de son pétrole ou des pressions exercées sur ses alliés présumés de l’Otan pour investir dans la défense, avant de leur annoncer l’intention d’annexer une partie du territoire d’un de ces pays.
« Même au Kremlin, personne n’aurait pu imaginer que l’Otan se heurterait à cette crise, » rapporte Le Morgen.
Les manifestants, qui ne semblent avoir que leur colère à opposer aux États-Unis, provoquent chez De Morgen une inquiétude quant à la perte de direction. Personne, apparemment, ne sait quoi faire ni comment sortir de cette impasse. « Tout le monde agit à l’aveuglette – y compris ce président américain », estime l’éditorialiste, concluant à la manière de Trump : « fucking scary. »

Enfin, « il est temps pour l’Europe d’arrêter de danser au son de Trump » écrit Le Soir.
L’apaisement n’est plus une solution, annonce l’éditorial. L’humiliation non plus.
Car, premièrement, l’Europe est une puissance, au même titre que les États-Unis. Deuxièmement, elle dispose d’armes (comme un bazooka anti-coercition ou le boycott des achats militaires auprès des États-Unis). Troisièmement, l’Europe a aussi des alliés. En dehors des États-Unis, l’espoir s’exprime pour une réponse ferme rappelant que la souveraineté des pays et le droit international ne sont pas des options. Ce constat, émis par Libération, souligne que si Donald Trump mise sur des menaces économiques, c’est qu’il a déjà exclu l’option militaire, démontrant ainsi la force de l’Europe.
Il s’agit donc d’une observation plus sérieuse dans l’éditorial de l’Avenir. Quelle est la meilleure raison pour que l’Europe cesse de se laisser dominer ? Les États-Unis ne changeront pas d’eux-mêmes et Trump ne quittera pas la présidence avant 2029.

