La revue de presse : L’action des gouvernements n’est pas finie !
Le ministère flamand de la santé a été critiqué par Het Nieuwsblad pour ses décisions concernant les vaccins, en particulier l’efficacité diminuante du Prevenar 13 et la recommandation du Conseil supérieur de la Santé de passer au Prevenar 20. En juillet, la ministre de l’asile et de la migration a proposé d’autoriser les visites domiciliaires pour arrêter des étrangers en séjour irrégulier, proposition qui avait déjà été faite par Théo Francken en 2018 et rejetée par Charles Michel.

Dans son éditorial, Het Nieuwsblad dénonce les décisions du ministère flamand de la santé. En Belgique, le quotidien rapporte que la vaccination des enfants est correctement réalisée. Bien que coûteux, il s’avère efficace. En plus du vaccin traditionnel contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche et la poliomyélite, il existe également un autre vaccin appelé Prevenar.
Le Prevenar diminue les conséquences d’infections telles que la septicémie, la méningite et la pneumonie. Auparavant, la version « 7 » était utilisée, mais la version « 13 », dont l’efficacité diminue, est désormais administrée. Le Conseil supérieur de la Santé recommande de passer à la nouvelle version du vaccin, le Prevenar 20. Certes, son coût est plus élevé. Cependant, une simple analyse coût-bénéfice montre qu’il est préférable de vacciner les nourrissons que de les hospitaliser en raison de maladies chroniques.
Cependant, Het Nieuwsblad déplore que le ministère de la Santé ait du mal à envisager des solutions à long terme. La politique devrait être en phase avec le Conseil supérieur de la Santé; sinon, il n’a pas de raison d’exister.

« Les gouvernements changent, pas l’Etat de droit », rappelle Le Soir, en évoquant les visites domiciliaires.
En juillet, la ministre (N’Va) de l’asile et de la migration a proposé d’autoriser ces visites pour permettre l’arrestation d’un étranger en situation irrégulière qui, selon le texte de loi, « représenterait une menace pour l’ordre public ou la sécurité nationale. »
Déjà en 2018, Théo Francken (N’Va) avait suggéré cette mesure pour dissuader ceux qui hébergent des exilés en transit. Ce projet avait été rejeté par Charles Michel (Premier ministre MR à l’époque), face à l’opposition des communes, du monde judiciaire, et des réserves émises par certains membres du MR qui estimaient que l’inviolabilité du domicile prévalait sur l’objectif recherché.
À présent, le Conseil d’Etat a pris position et critique sévèrement l’avant-projet de loi.
Dans une démocratie fonctionnelle, il est sain que les juridictions s’assurent que le gouvernement respecte l’État de droit.
Cependant, il est préoccupant d’entendre la ministre affirmer qu’elle veut que l’essentiel du texte reste intact.
La société a évolué. Le paysage politique change et se déplace vers une droite plus radicale pour le MR.
Les lois et les droits, eux, demeurent constants tant qu’il n’y a pas de vote qualifié pour les modifier (c’est cela, une démocratie).

Est-ce crédible ?
À voir, car ce chiffre de 88.000 recrutements n’est pas un engagement. C’est une projection établie d’après les réponses de certaines entreprises sondées (10.000 répondants sur 72.000 interrogés).
88.000 recrutements projetés alors qu’il y a 270.000 personnes sans emploi en Wallonie.
De plus, L’Avenir s’interroge sur la nature des emplois. S’agit-il d’aide ménagère ? De vente ? D’aide familiale ou de service ? La majorité des emplois concernés sont des métiers peu qualifiés, modestement rémunérés, certes essentiels, mais avec des horaires atypiques, impliquant donc une pénibilité réelle.
« Cette enquête dresse un état des lieux et peut donc servir de boussole pour ajuster les politiques de formation. Il faut donc en faire un outil d’action et non un argument de communication. »
« Sans cela, ces chiffres resteront ce qu’ils sont aujourd’hui : des intentions encourageantes, certes, mais encore bien éloignées du quotidien de ceux qui cherchent, chaque jour, une place sur le marché du travail. »

