Belgique

La revue de presse : Bruxelles ? « Nous n’avons plus les mots »

Depuis 600 jours, les politiques bruxellois « tournent comme des poules sans têtes à la recherche d’un gouvernement pour administrer 1,25 million d’habitants ». Il suffirait de 45 députés pour former une majorité, quel que soit le parti.


Les Bruxellois souffrent et de nombreuses questions émergent : la faillite de Bruxelles, est-ce un risque réel ? Comment fonctionne la Région sans direction ? Quelles pourraient être les conséquences d’un shutdown à Bruxelles ?

Selon L’Avenir, la « misère politique » actuelle résulte d’un autre phénomène : l’escalade de l’engagement, défini comme « persister dans un choix, même après en avoir reconnu l’inefficacité. » Pourquoi s’accrocher à cela ? Parce que beaucoup de temps, d’énergie, et d’ego y ont été investis. Plus l’ego est engagé, moins on est disposé à changer de cap. À Bruxelles, « depuis 600 jours, les politiques bruxellois agissent comme des poules sans tête, à la recherche d’un gouvernement pour administrer 1,25 million d’habitants. EN VAIN. »

Les conséquences de cette situation sont très préoccupantes : « Un profond sentiment d’injustice, l’augmentation de la méfiance, la rupture du lien avec l’institution. Et à la clé ? L’émergence de la perception que le pouvoir est devenu un privilège plutôt qu’un devoir. Cela nous rapproche d’une faillite démocratique. »

Pour Sudinfo, les raisons de ce blocage ne sont pas difficiles à cerner. Le journal identifie ce matin quatre « irresponsables« , quatre figures politiques : Ahmed Laaouej (PS), Benjamin Dalle (CD&V), Frédéric De Gucht (Anders) et Georges-Louis Bouchez (MR). Quatre personnes pour toute une région, c’est peu. Il suffirait de 45 députés pour constituer une majorité, quel que soit le parti, rappelait ce matin De Morgen.