La réforme de la TVA : Bart de Wever dénonce un chameau.
La réforme de la TVA, initialement prévue pour entrer en vigueur le 1er mars, est remise en cause par le Premier ministre, qui évoque l’échec de cette mesure. Bart de Wever précise que la décision du Premier ministre ne remet pas en cause l’ensemble de l’accord budgétaire, mais uniquement l’aspect TVA.
L’avis du Conseil d’État, rendu public vendredi soir, a-t-il marqué un tournant pour le Premier ministre ? Ou bien est-ce la vidéo sarcastique du très influent Marc Coucke, se moquant des variations supposées de la TVA dans une boulangerie, qui a eu cet effet ?
Quoi qu’il en soit, la réforme de la TVA se trouve remise en question. Le Premier ministre exprime cet échec de manière évocatrice. « C’est toujours (comme ça) en Belgique, on pense à un cheval et à la fin on a un chameau, et ce chameau pue trop fort pour être opérationnel. »
Cette constatation va sans doute repousser la réforme, qui avait été validée fin décembre et devait entrer en vigueur le 1er mars. Celle-ci incluait notamment des hausses de TVA, notamment dans les secteurs de l’Horeca et culturel, et a suscité de nombreuses réactions.
Pour le Premier ministre, la nécessité est claire : il faut « réformer la réforme ». « L’avis du Conseil d’État a été assez clair, il a même un peu ridiculisé la mesure », note le chef du gouvernement. « Donc je pense qu’on doit se remettre à table et discuter comment on va réparer cette réforme. »
La décision du Premier ministre pourrait-elle mettre en péril la structure fragile de l’accord budgétaire ? « Ça ne remet pas en cause tout le château de cartes », indique Bart de Wever, mais uniquement l’aspect TVA. « Et pour être cash, je m’attendais à ça. »
Un retour à la table des négociations est donc prévu, mais pour quelles raisons ? Le gouvernement examinera-t-il la possibilité d’augmenter la TVA de 21 à 22 % ? Ou bien cherchera-t-il à introduire des exceptions ? « Je ne vais pas m’exprimer sur la solution, je suis responsable de trouver une solution. Ça veut dire que c’est à moi d’élaborer un nouveau compromis », souligne Bart de Wever. « Ce sont les présidents de partis qui vont s’exprimer, sans doute, sur ce qu’ils veulent. Mais ma tâche est d’une autre nature, je dois rassembler tout le monde et trouver une solution qui tient la route. »

