Belgique

La province remet 45.000 pièges à frelons asiatiques aux communes.

Dans le domaine provincial de Mirwart, 43 piles de cartons étiquetés attendent dans un hall de stockage d’être récupérés par les communes. Depuis janvier, les 43 communes de la province de Luxembourg se sont dotées de « monsieur et madame frelons ».


Dans le district provincial de Mirwart, 43 piles de cartons étiquetés attendent dans un hall de stockage d’être récupérées par les communes. Les tailles des piles varient considérablement d’une commune à l’autre, chaque municipalité ayant le libre choix du nombre de pièges à commander. Le nombre d’habitants a été un critère, mais ce n’est pas le seul, à l’image de Virton qui en a par exemple commandé 2000. « On ne savait pas trop combien en commander. Cela semble un nombre juste vu le nombre d’habitants. On va distribuer en priorité aux apiculteurs et on verra combien de citoyens voudront participer », admet Étienne Chalon, maire de Virton. « Quand on écoute autour de nous, on se rend compte que tout le monde s’interroge. C’est la première fois. » De son côté, Erezée n’avait commandé que 100 pièges, mais la commune en a finalement pris 400 de plus. À Etalle, Sophie Maldague repart avec 1300 pièges. « On a tapé un peu haut, déjà parce qu’on espère une large participation citoyenne, ensuite parce que pour tuer le frelon capturé il faut le mettre 24 heures au congélateur. On a donc tablé sur une distribution des pièges par deux pour assurer un piégeage en continu. »

Cette incertitude quant à la quantité de pièges à acquérir et à distribuer découle du caractère inédit de l’opération. Les communes ont dû évaluer leurs besoins sans antécédents, en ciblant prioritairement les apiculteurs, particulièrement concernés par cette espèce invasive, tout en estimant le nombre de citoyens motivés.

Au-delà des pièges, les municipalités ont également reçu du matériel de communication pour sensibiliser la population. Elles vont s’organiser pour distribuer ces dispositifs aux volontaires. « La distribution de ces pièges est la première phase de notre plan de lutte », précise Coralie Bonnet, présidente du Collège provincial. « Maintenant, le but était d’assurer la distribution assez tôt pour que les communes soient prêtes à piéger un maximum de reines fondatrices au printemps. La deuxième phase concernera la destruction des nids. »

Depuis janvier, les 43 communes de la province de Luxembourg ont désigné des « monsieur et madame frelons ». Un référent a été nommé par commune pour coordonner la lutte contre cette espèce invasive. Dans certaines communes, il s’agit d’un échevin, tandis que dans d’autres, c’est un employé municipal ou un apiculteur qui a pris ce rôle. Ces référents servent de points de contact pour les citoyens et de relais avec la province.