La prison pour femmes de Berkendael sera transformée en maison de détention

Le site de la prison de Berkendael sera ensuite transformé en maison de détention, un endroit destiné aux personnes condamnées à de courtes peines, annoncent le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne et le secrétaire d’État en charge de la Régie des bâtiments Mathieu Michel mercredi dans un communiqué commun. Une maison de détention bénéficie d’un régime moins strict qu’une prison ordinaire et l’accent y est mis sur la réinsertion dès le premier jour, précisent-ils. Selon eux, « Berkendael est l’endroit idéal pour ce concept, car il y a suffisamment d’espace pour y mener des activités et favoriser l’épanouissement, moyennant quelques ajustements au niveau de l’infrastructure. »

« Nous voulons réagir rapidement et ne pas laisser les primo-délinquants devenir des criminels professionnels. C’est pourquoi nous allons désormais exécuter toutes les courtes peines. Les centres de détention offrent des perspectives aux détenus et sont un environnement idéal pour cela », commente le ministre Van Quickenborne.

Mathieu Michel annonce pour sa part un coût global qui avoisinera un million d’euros.

Par ailleurs, pour faire face à la pénurie de places dans le système pénitentiaire, 200 places resteront disponibles à la prison de Saint-Gilles jusqu’en 2024.

La semaine dernière, la Chambre a approuvé un deuxième ajustement du Budget des dépenses 2022. Celui-ci prévoit un budget pour l’ouverture de maisons de détention (7 en 2022 et 9 en 2023) de 91,5 millions d’euros.