La police des polices n’envisage « actuellement certainement pas » de piéger des agents

Le Comité P, l’organe permanent de contrôle de la police, « n’envisage actuellement certainement pas » de piéger des agents pour vérifier s’ils détournent de l’argent, réagit-il jeudi.

 « Il n’y a pas d’indicateurs pour ce faire, étant donné que les services de police fournissent généralement du bon travail », justifie-t-il. Selon De Tijd, le comité de surveillance de la police aurait lancé cette piste controversée dans un nouveau rapport sur les « bonnes pratiques » européennes.

« Contrairement à ce que certains titres laissent entendre, le Comité permanent de contrôle des services de police n’a nullement l’intention ‘d’aller piéger les policiers' », affirme-t-il. « Le rapport de benchmark, auquel il est fait référence, a été rédigé à la suite de plusieurs visites rendues à divers services d’inspection d’autres États membres de l’Union européenne. »

La coopération entre les services de police dépassant de plus en plus les frontières, le comité de surveillance a jugé opportun de s’enquérir auprès de ses collègues étrangers de la façon dont ils s’acquittent de leur fonction de contrôle, explique-t-il. « Le but était de dresser une sorte d’inventaire de la manière dont ils mènent leurs activités, de voir s’il y a des similitudes, quelles sont les différences et quelles sont les bonnes pratiques. Le Comité permanent P n’a nullement l’intention d’en tirer des conclusions. »

Si certaines instances fonctionnent de manière quasi identique à la situation belge, d’autres présentent des différences claires, note le service, citant certains de ses homologues étrangers qui font du ‘Mystery shopping’. Ainsi, lorsque des soupçons sérieux entourent un policier, mais qu’il n’y a pas (encore) de preuves, l’agent en question est par exemple envoyé pour une perquisition dans un appartement dans lequel une somme d’argent a été dissimulée. La « police des polices » peut alors observer le comportement du policier. D’autres exemples ciblant la drogue ou l’alcool sont évoqués.

« Le Comité permanent P n’envisage actuellement certainement pas de recourir à cette pratique car il n’y a pas d’indicateurs pour ce faire, étant donné que les services de police fournissent généralement du bon travail », conclut l’organe de contrôle.