La mafia de la drogue s’infiltrerait au port d’Anvers par des offres d’emploi

Tant le Cepa, la plus grande organisation patronale du port, que les syndicats affirment savoir que les bandes criminelles tentent de placer leurs hommes à des postes spécifiques.

« Ce n’est pas à la tête du candidat que l’on peut savoir que c’est un criminel », craint le syndicat socialiste.

La question est dès lors de savoir si la procédure de recrutement pour les postes clés au port ne devrait pas être plus stricte, comme c’est le cas dans les aéroports ou les prisons. Les candidats douanier ou gardien de prison doivent notamment se soumettre à une enquête de moralité assez poussée. Les candidats pour un travail au port doivent bien rendre un certificat de bonne et vie et moeurs, mais celui-ci n’indique que l’état du casier judiciaire et pas si la personne est suspectée dans une enquête en cours par exemple.

Le Cepa ne serait « pas contre », mais pour le syndicat socialiste la meilleure option reste la sensibilisation des dockers déjà engagés.

Avant la trêve estivale, le statut d’agent de sécurité portuaire a été juridiquement ancré, indique le cabinet du ministre de la Justice, Vincent Van Quickenborne. Ces agents « ont pour rôle de sensibiliser tous les travailleurs du port aux comportements suspects ». Il existe également des points de signalement anonymes.