« La formule que j’ai utilisée était maladroite… »: Karine Lalieux revient sur ses propos polémiques

Certains propos de la ministre socialiste, tenus mercredi dernier lors d’un rassemblement de militants de la Fédération bruxelloise du PS et rapportés lundi par La Libre, ont été reçus froidement par Ecolo et le MR, également membres de la majorité au fédéral.

Concernant Beliris, Karine Lalieux a ainsi parlé d’une « enveloppe d’investissements » avec laquelle elle « fait plaisir à l’ensemble des communes et en particulier, évidemment, aux communes socialistes ».

« J’ai parlé de Beliris et j’ai mis l’accent sur des projets portés par des communes socialistes, car le contexte était celui d’un public socialiste. Mais des projets, il y en a dans quasi toutes les communes bruxelloises et heureusement. La formule que j’ai utilisée était maladroite… J’ai mal exprimé ma pensée, ce qui a pu offusquer à juste titre les lecteurs de l’article. Évidemment que je ne fais pas ‘plaisir’ aux communes socialistes via Beliris. Par contre, oui, c’est une compétence qui me fait plaisir, à moi, en tant que Bruxelloise fière de l’être, car elle me permet de travailler avec mes collègues du fédéral et le gouvernement bruxellois au rayonnement de notre capitale et de cette Région que j’aime tant, du nord au sud, de l’est à l’ouest », a commenté en fin de journée la ministre en charge de Beliris, dans une réaction communiquée à l’agence Belga.

Karine Lalieux a dit regretter de voir que certains puissent la taxer de « clientélisme » à partir d’une formulation malheureuse, et que des partis qui connaissent très bien la procédure de sélection des projets, « puissent laisser croire quelque chose d’aussi faux ». Elle a rappelé que les projets portés par les communes et la Région bruxelloise sont sélectionnés par le gouvernement bruxellois.

Selon elle, le gouvernement fédéral s’accorde plus spécifiquement sur les projets à caractère fédéral (musées, Cinquantenaire, serres royales, etc). L’ensemble est soumis pour accord au comité de coopération composé de tous les partis, ce comité assurant également le suivi des projets.

« La procédure de sélection des projets se fait donc en toute transparence. Chaque étape est validée par les représentants des deux gouvernements. Le clientélisme, que je répugne au plus haut point, n’a donc pas sa place et ne l’aura jamais. Cette polémique ne doit pas occulter tout ce que les équipes de Beliris ont fait depuis 30 ans et font sur le terrain pour notre capitale », a-t-elle conclu.