La Fondation Damien espère progresser dans la lutte contre la lèpre aux Comores

L’étude est menée en collaboration avec l’institut de médecine tropicale (IMT) d’Anvers et l’entreprise pharmaceutique Janssen Pharmaceutica. La lèpre touche encore plus de 210.000 personnes par an dans le monde. Les Comores comptent sept cas pour 10.000 habitants, soit 24 fois plus que la moyenne mondiale. L’IMT et la Fondation Damien mènent des recherches dans cet archipel depuis 2018. Les premiers résultats des études effectuées jusqu’à présent n’indiquent pas une forte diminution des cas de lèpre, contrairement à ce qui était espéré.

La nouvelle étude, baptisée « BE-PEOPLE », espère améliorer la situation en combinant deux traitements préventifs différents dans les tests, à savoir la bédaquiline et la rifampicine. La bédaquiline est déjà utilisée pour le traitement de la tuberculose. Un espoir est permis via l’utilisation de cette substance, car les bacilles responsables de la lèpre et de la tuberculose sont étroitement liés.

Les habitants des villages où la lèpre est répandue seront invités à un examen annuel de la peau pendant quatre ans dans le cadre de l’étude. Un traitement curatif leur sera prescrit si nécessaire. La population malade de certains villages recevra une dose unique de rifampicine tandis que pour celle d’autres villages, la rifampicine sera associée à la bédaquiline. Plus de 100.000 personnes seront suivies au total.

« Si le nouveau traitement s’avère efficace aux Comores, il pourrait devenir la clé de l’éradication de la lèpre dans d’autres régions à forte endémicité », explique Epco Hasker, professeur à l’IMT. « La communauté des malades attend avec impatience les résultats de cette étude ».