« La croissance rapide d’Omicron est maintenant un fait en Belgique »

« La croissance rapide d’Omicron est maintenant un fait en Belgique »,

a commencé Yves Van Laethem, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le coronavirus, avant de détailler les indicateurs.

« Les contaminations sont 50 % à 75 % plus élevées que la semaine dernière ».

Ainsi, 7039 nouvelles contaminations ont été comptabilisées la semaine dernière.

« Ce chiffre va continuer à croitre rapidement »

, a averti le virologue. Ce sont les jeunes dans la vingtaine qui sont les plus infectés. Du côté des provinces, c’est la Région Bruxelles Capitale qui est la est plus touchée dans le pays avec une hausse de 20% des nouvelles contaminations. Cela peut être dû au fait que la population est plus jeune dans la capitale et au taux de vaccination qui est inférieur aux autres régions. « C’est un point de départ qui va se généraliser dans toutes les provinces et toutes les tranches d’âge », a tout de même fait savoir Yves Van Laethem.

Le taux de positivité augmente également depuis plusieurs jours, bien qu’il reste sous la barre du 1 (0,91), ce qui montre que le variant Omicron

« prend sa place ».

Du côté des hospitalisations, les admissions diminuent toujours mais plus lentement.

« On a compté 135 nouvelles admissions par jour la semaine dernière ». Par contre, les admissions en soins intensifs sont toujours en baisse : « On va bientôt atteindre le cap des 500 lits de soins intensifs ».

Cependant, « il y a encore de nombreuses incertitudes à propos de l’impact d’Omicron sur l’occupation dans les hôpitaux ».Les décès aussi sont toujours en baisse mais 30 morts par jour sont toujours à déplorer.

Depuis la fin de la semaine, Omicron est devenu majoritaire en Belgique. Il représente ainsi

« plus de deux tiers des souches » d

ans le pays désormais.

« Mais heureusement la campagne de rappel bat son plein »,

a rassuré Yves Van Laethem, appelant tout le monde à se faire vacciner ou recevoir sa troisième dose.

77,3% de la population belge a reçu au moins une dose de vaccin contre le coronavirus et 76,3% a reçu deux doses (81,1% en Flandre, 71,6% en Wallonie, 67,6% en Communauté germanophone et 59,1% à Bruxelles). A l’heure actuelle, 41,2% de résidents flamands ont reçu une troisième injection, 34,1% en Wallonie, 30,8% en Communauté germanophone et 21,7% à Bruxelles, pour une moyenne de 37% sur l’ensemble du territoire belge.

En cette période de fête, le virologue a aussi rappelé les précautions à appliquer pour limiter la transmission du virus : ventiler correctement les pièces et se regrouper qu’en petit nombre. A ce sujet, Yves Van Laethem estime que les positifs peuvent passer Nouvel an ensemble. « Par bon sens, je n’interdis pas de mettre ensemble des personnes positives proches qui sont au même stade de contamination ».

Si le nombre des nouvelles infections est élevé, la pression sur les soins de santé reste, pour l’instant, stable. C’est un indicateur majoritaire dans l’état de crise sanitaire. Mais pour Yves Van Laethem, il faut tout de même y être vigilant. « Je pense qu’il ne faut pas se baser uniquement sur les contaminations mais elles ont un impact sur le fonctionnement de l’État en général. S’il y a beaucoup de contaminations, une proportion égale d’agent de l’État, le personnels de santé, mais aussi les policiers etc, vont être infectés ».

Face à Omicron, davantage virulent, est-il judicieux de porter un masque FFP2 ? « Ils ont effectivement un tissu plus serré, ils vont donc mieux retenir les particules. Ils limitent à 95% les risques de transmission quelque soit le variant. Mais il reste moins facile à porter et il est plus onéreux. Il a un avantage, on peut le recommander pour des personnes particulièrement fragiles, mais ce n’est pas encore l’avis des experts en Belgique de le généraliser à toute la population », a expliqué l’expert.