Belgique

La Belgique et la Norvège s’accordent sur le transport de CO2.

L’accord sera signé durant la visite d’Etat du Roi et de la Reine la semaine prochaine dans le royaume scandinave. Les Régions développent donc des réseaux de transport de dioxyde de carbone qui sera ensuite acheminé via Zeebruges vers la Mer du Nord.


L’accord sera signé lors de la visite d’État du Roi et de la Reine la semaine prochaine dans le royaume scandinave.

Pour décarboner leurs économies et atteindre les objectifs européens, la Wallonie et la Flandre se sont engagées dans la stratégie européenne de captation de CO2 émis par des industries comme les cimenteries ou les aciéries. Bien que la Belgique génère d’importantes quantités de CO₂, elle ne possède pas de capacité de stockage. Les Régions mettent donc en place des réseaux de transport de dioxyde de carbone, qui sera ensuite acheminé via Zeebruges vers la Mer du Nord.

La Norvège est l’une des destinations de ce transport. Ce royaume scandinave est considéré comme un précurseur dans cette technologie. Depuis les années 1990, il réinjecte du CO2 dans des réservoirs naturels sous la Mer du Nord, qu’il s’agisse d’anciens champs pétroliers ou d’aquifères salins.

L’accord établit le cadre juridique et administratif régissant notamment la conception, la construction, l’exploitation et un éventuel démantèlement de ce réseau de pipelines transfrontalier. L’infrastructure sera réalisée par les opérateurs privés Fluxys et Equinor et prendra la forme d’un pipeline reliant le port de Zeebrugge aux installations de stockage en Norvège.

Cette technologie est critiquée par les associations environnementales. Elles dénoncent son coût et ses effets incertains, et la considèrent comme un moyen de maintenir l’utilisation d’énergies fossiles au lieu d’opter pour des énergies climatiquement neutres.