Journée de lutte pour les droits des femmes : précarité, salaire et retraite en Belgique.
Le 8 mars, une manifestation pour les droits des femmes a rassemblé 8500 personnes à Bruxelles, mettant en avant la précarité des femmes et le droit à une pension juste. A Charleroi, plus de 300 personnes ont défilé dans le centre-ville, tandis qu’à Liège, environ 2500 personnes ont participé à la neuvième cyclo-parade féministe.
Des milliers de personnes ont défilé dans les rues de Bruxelles, environ 8500 selon les forces de l’ordre. La couleur prédominante était le violet, symbole du féminisme, à l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, célébrée le 8 mars.
Cette année, les revendications mettent l’accent sur la précarité des femmes, en particulier le droit à une pension juste et décente, tout en exprimant une inquiétude face à la montée de l’extrême droite.
« Ça me semblait important pour moi d’amener mes enfants aujourd’hui », a déclaré une maman présente à la manifestation. « Pouvoir se retrouver aussi ensemble et lutter ensemble pour des choses, des valeurs qui sont importantes pour nous, c’est fort et c’est important », a ajouté une autre manifestante.
Une féministe a évoqué la maltraitance des femmes et les féminicides, ainsi que des thèmes tels que la masculinité toxique et la culture du viol, omniprésente dans les universités, dans la rue et sur les lieux de travail. Elle a également souligné « la suprématie des hommes sur les femmes » et les inégalités persistantes malgré l’existence de politiques censées les combattre, en soulignant la permanence du patriarcat.
À Charleroi, plus de 300 personnes ont défilé dimanche matin dans le centre-ville à l’occasion de cette journée. Le départ et l’arrivée de la manifestation ont eu lieu sur la place Vauban, au cœur du marché dominical. La manifestation a été précédée de chants et de prises de parole, mettant en lumière les violences, inégalités et précarité subies par de nombreuses femmes. Le cortège comprenait des citoyennes du collectif Femmes de mars, des membres de diverses associations locales, ainsi que des représentants syndicaux et des élus politiques.
À Liège, environ 2500 personnes ont participé à la neuvième cyclo-parade féministe, selon la police locale. À Anvers, environ 700 personnes ont manifesté contre la réforme des pensions.
En Espagne, des milliers de personnes ont également manifesté pour défendre les droits des femmes et réclamer la fin de la guerre au Moyen-Orient, avec des manifestations organisées dans des villes comme Madrid, Barcelone, Valence, Séville, Grenade, Bilbao et Saint-Sébastien. En France, la CGT a annoncé que quelque 200.000 personnes étaient rassemblées, dont 130.000 à Paris. « Cette forte mobilisation rappelle que nous ne laisserons pas le gouvernement et le patronat enterrer les droits des femmes comme ils le font actuellement sur la directive européenne sur l’égalité salariale », a déclaré Sophie Binet, la leader du syndicat.
Des dizaines de milliers de personnes ont également manifesté en France, incluant Gisèle Pelicot et sa fille Caroline Darian à Paris. Gisèle Pelicot, survivante de viols orchestrés par son ex-mari et devenue une figure emblématique de la lutte contre les violences sexuelles, a déclaré : « On ne lâchera rien ! » Elle a été acclamée par la foule. Caroline Darian a exprimé son honneur d’être présente avec sa mère, qui représente un message d’espoir pour toutes les victimes en France. Après quelques minutes, Gisèle Pelicot a quitté la manifestation, laissant sa fille avec la chanteuse Suzane, qui a interprété « Je t’accuse », une chanson dénonçant les violences sexuelles.

