Belgique

Journée de lutte pour les droits des femmes : plus de mères en congé parental.

En 2025, plus de 100.000 personnes ont opté pour un congé parental, dont 61% sont des femmes selon la Ligue des familles. De plus, 65% des aidants-proches sont des femmes, ce qui souligne leur contribution importante aux tâches familiales.


Plus de 100.000 personnes ont choisi un congé parental en 2025. Parmi ces parents, 61% sont des femmes, note la Ligue des familles, à deux jours de la Journée internationale des droits des femmes du 8 mars.

« Le nombre d’hommes qui ont recours à ce dispositif augmente chaque année, néanmoins les mères sont encore bien plus nombreuses que les pères à prendre des congés parentaux à temps plein ou à mi-temps », précise Madeleine Guyot, directrice générale de l’organisation. La réduction à 1/10e temps est la seule formule de congé parental qui soit paritaire.

### Surreprésentées dans les emplois à temps partiel

Ces dernières années, la participation des femmes au marché du travail a fortement augmenté. Cependant, elles sont surreprésentées dans les emplois à temps partiel, souligne la Ligue des familles. En effet, quatre femmes sur dix occupent un emploi à temps partiel, tandis que ce dispositif ne concerne que 13% des hommes salariés. La principale justification donnée par les femmes pour ce choix est « pour s’occuper des enfants ou d’autres personnes dépendantes ».

Un quart des femmes l’indique pour cette raison, contre moins d’un homme sur dix. Les hommes évoquent plutôt des « raisons personnelles » et « suivre un enseignement ou une formation ».

### 65% des aidants-proches sont des femmes

La situation est similaire pour les associations qui défendent les droits des aidants-proches : elles estiment qu’au moins 65% de ces aidants sont en réalité des aidantes. « Les mères se dédient encore et toujours plus que les hommes aux tâches familiales, souvent au détriment de leur carrière professionnelle », souligne Madeleine Guyot.

« Cela a un impact direct sur leurs rentrées financières, et des conséquences à plus long terme sur leur pension. » La directrice générale mentionne également le risque d’exposition aux violences, notamment économiques.