Belgique

John Cockerill, FN Herstal et Thales maintiendront les blindés belges pendant 30 ans.

Le contrat prévoit l’entretien et la maintenance des blindés belges sur les sites de Rocourt, Marche et Bourg-Léopold. La Commission européenne a donné son feu vert ce jeudi pour cette concentration des 3 grands acteurs industriels, concluant que l’opération ne soulevait pas de problèmes au sein de l’Espace économique européen.


Le contrat concerne l’entretien et la maintenance des véhicules blindés belges. Selon nos informations, cette maintenance sera réalisée sur les sites de Rocourt, Marche et Bourg-Léopold. L’arsenal de Rocourt accueille déjà le Centre de compétence du matériel roulant et de l’armement, considéré comme le plus important en Belgique. Ce contrat permet à la Belgique de bénéficier d’une certaine autonomie. Il est également susceptible de prendre de l’ampleur en raison des investissements en cours dans l’armée. La Défense belge investit dans des équipements modernes et reçoit progressivement de nouveaux véhicules blindés, à savoir les Griffon et Jaguar, développés dans le cadre du programme CaMo. Ce programme est un partenariat stratégique entre la Belgique et la France, visant à faciliter la collaboration entre les deux pays lors des opérations.

Actuellement, la Belgique a passé trois commandes de Griffon, en 2018, 2022 et 2025, totalisant près de 500 véhicules. En outre, elle attend 60 Jaguars.

Le Griffon et le Jaguar sont des nouveautés au sein de notre armée. Le Griffon est un véhicule blindé multifonction 6×6 dont la mission est d’assurer le transport et le soutien des unités d’infanterie à proximité du front. Le Jaguar, en revanche, est un engin blindé de reconnaissance. Plus lourdement armé que le Griffon, il est capable d’engager un ennemi si nécessaire. Il est décrit comme plus sécurisé et apte à évoluer en milieu urbain dense ou en terrain montagneux difficile.

La Commission européenne a donné son feu vert ce jeudi. En tant que gardienne de la concurrence, elle devait se prononcer sur la concentration des trois grands acteurs industriels. La Commission a conclu que l’opération ne posait pas de problèmes de cette nature au sein de l’Espace économique européen. L’exécutif européen a également eu recours à une procédure simplifiée pour attribuer ce contrat. « Cette autorisation illustre la volonté de la Commission d’alléger la charge réglementaire pesant sur les entreprises et d’approuver rapidement une opération qui soutient le secteur de la défense de l’UE sans nuire à la concurrence en Europe », a expliqué la Commission.