Belgique

JO d’hiver 2026 : agents américains de l’ICE en mission à Milan-Cortina, polémique en Italie

Le service de sécurité intérieure (HSI) de l’ICE soutiendra le Service de sécurité diplomatique du département d’État américain, ainsi que le pays hôte, afin d’évaluer et d’atténuer les risques liés aux organisations criminelles transnationales. Le ministre italien de l’Intérieur Matteo Piantedosi a souligné que « l’ICE en tant que telle n’opérera jamais en Italie, car la gestion de l’ordre public, de l’immigration et de la sécurité relève de nos forces de police ».


« Lors des Jeux olympiques, le service de sécurité intérieure (HSI) de l’ICE collaborera avec le Service de sécurité diplomatique du département d’Etat américain, ainsi qu’avec le pays hôte, pour évaluer et réduire les risques liés aux organisations criminelles transnationales« , a déclaré l’agence dans un communiqué. « De toute évidence, l’ICE ne mène pas d’opérations en matière d’immigration à l’étranger », a précisé l’agence. Et « toutes les opérations de sécurité demeurent sous l’autorité de l’Italie ».

La présence éventuelle d’agents de l’ICE aux Jeux, du 6 au 22 février, a provoqué un grand débat en Italie, après que deux citoyens américains ont été tués par des agents à Minneapolis. Des milliers d’agents de l’ICE ont été déployés par le président Donald Trump dans plusieurs villes américaines dans le cadre d’une campagne contre l’immigration illégale. Les autorités italiennes ont d’abord nié la présence d’agents de l’ICE, puis ont tenté de minimiser leur rôle, suggérant qu’ils ne seraient d’aucune aide que pour assurer la sécurité de la délégation américaine. Le vice-président américain JD Vance et le secrétaire d’État Marco Rubio doivent assister à la cérémonie d’ouverture à Milan le 6 février.

Lundi, le ministre italien de l’Intérieur Matteo Piantedosi a souligné que « l’ICE, en tant que telle, n’opérera jamais en Italie, car la gestion de l’ordre public, de l’immigration et de la sécurité relève de nos forces de police ». « Si, de manière totalement hypothétique, des unités isolées devaient arriver, elles seraient de toute façon déployées de manière fonctionnelle et non opérationnelle », a-t-il déclaré aux médias italiens.

Le président de la région de Lombardie, située au nord du pays et qui accueille une partie des compétitions, a indiqué que leur implication se limiterait à la surveillance de JD Vance et Marco Rubio. « Ce sera uniquement un rôle défensif, mais je suis convaincu qu’il ne se passera rien », a déclaré Attilio Fontana aux journalistes. Cependant, son équipe a ensuite publié un communiqué précisant qu’il n’avait pas d’informations sur leur présence et qu’il avait répondu à une question hypothétique.

Le département de la sécurité intérieure de l’ICE, cité par le porte-parole, lutte à l’international contre le trafic de drogue et le terrorisme, selon le site de l’agence fédérale.

« Ils ne sont pas les bienvenus à Milan, il n’y a aucun doute« , a affirmé le maire de Milan, Giuseppe Sala, sur la radio RTL 102.5. Maire de centre-gauche d’une des villes hôtes des JO, Giuseppe Sala a jugé que la présence de cette « milice qui tue » et « entre chez les gens en s’autodélivrant une autorisation » était un « problème » et qu’ils n’offraient « aucune garantie d’être en accord avec notre façon de gérer démocratiquement la sécurité« . « Je me demande si, un jour, nous pourrons dire non (au président américain Donald) Trump« , a-t-il ajouté. « Je ne parle pas de créer un problème diplomatique, mais juste de dire non […] Je pense qu’ils ne doivent pas venir en Italie car ils ne fournissent aucune garantie d’être alignés sur notre manière de gérer démocratiquement la sécurité« .