Jamioulx : le 1er janvier, pas de grasse matinée à l’élevage d’alpagas
Pierre-Xavier Avart élève sur son domaine de 7 hectares des animaux tels que des daims, des alpagas, des moutons, des mini-vaches et un âne nommé Lucien. Environ 9 femelles alpagas se partagent un espace de vie et elles attendent toutes un petit alpaga, la gestation durant 11 mois.
Vous êtes peut-être en train de vous réveiller ou de vous reposer après un réveillon très festif. Cependant, certains métiers, comme ceux des agriculteurs ou des éleveurs, ne permettent pas de faire la grasse matinée. Ils doivent suivre leur routine habituelle pour s’occuper des animaux. Nous avons accompagné un éleveur pour apporter le petit-déjeuner à des animaux uniques.
Ce matin, il fait froid et c’est un peu difficile. La nuit a été courte, « plus courte que prévu », nous explique Pierre-Xavier Avart, surnommé Pix le fermier. Sur son domaine de 7 hectares, il élève plusieurs types d’animaux : des daims, des alpagas, des moutons, des mini-vaches, et même Lucien, un âne aux dreadlocks.
Il est crucial de s’occuper de ces animaux tout au long de l’année. « Hé oui ! On a des animaux, on en assume la responsabilité… On prend rarement des vacances. Le matin, même les jours de fêtes, il faut se lever… Et si on les oublie, ne vous inquiétez pas, on les entend nous appeler ! » Effectivement, un petit concert de leurs appels accueille l’éleveur. « Je ne traîne pas, pour qu’ils aient tous leur petit-déjeuner rapidement ! ».
Les nandous, qui sont des cousins de l’autruche, seront les premiers à être nourris. « Ils reçoivent leurs aliments habituels, pas des restes de réveillon. On n’utilise pas nos animaux pour diminuer nos quantités de déchets alimentaires, et c’est beaucoup mieux pour eux d’avoir chaque jour les mêmes aliments, les nutriments dont ils ont besoin, du foin… ».
Il faut également vérifier la santé des animaux. Pix se dirige vers les mini-vaches, situées dans une parcelle voisine. « Un mètre 10 environ au garrot, elles sont petites en effet ! Mais elles pèsent tout de même 400 à 450 kilos… Et regardez cette belle paire de cornes, il faut faire attention ». Pendant qu’il les nourrit, il prend soin de vérifier leur pelage, signe de bonne santé. « Tout comme leurs crottes ! Chaque matin, je regarde. Ça en dit long sur l’état d’un animal… ».
Les femelles alpagas attendent impatiemment leur tour. « Elles savent que leur repas va bientôt arriver, alors elles attendent. Je me dépêche ! » explique-t-il, tout en faisant attention à ne pas être la cible de leur manière de communiquer, qui consiste à cracher.
« Ah, voyez, ça se crache un peu dessus ! Pour dire ‘hé ho, c’est mon territoire' », déclare Pierre-Xavier en riant. Neuf femelles partagent cet espace, et toutes attendent un petit alpaga pour l’été prochain. « Chez les alpagas, il faut être patient, la gestation dure 11 mois ».
Enfin, nous terminons notre visite auprès de « la star », Lucien l’âne. « C’est un âne du Poitou. Une espèce très particulière car elle a des sortes de dreadlocks sur le dos, qui pendent presque jusqu’au sol. Ce n’est pas de la saleté, cela retient la poussière pour repousser les insectes comme les tiques ». Lucien reçoit même un câlin pour célébrer le passage à 2026.
Pour l’année qui vient, Pix envisage de nouveaux projets pour la Ferme des trois centenaires. « Rho je ne sais pas si je peux déjà en parler… Allez, je me lance ! Tant pis ! On est le premier janvier, peut-être que cela me portera chance ! Nous aimerions proposer des hébergements insolites, afin que des visiteurs puissent passer une nuit près des animaux, des alpagas notamment ».

