Belgique

Iran : le président du Parlement annonce que le détroit d’Ormuz ne fonctionnera plus comme avant.

L’armée israélienne a annoncé à l’aube mener des bombardements contre Téhéran ainsi que contre des positions du Hezbollah à Beyrouth, au 18e jour du conflit au Moyen-Orient. À Bagdad, au moins quatre personnes ont été tuées dans une frappe aérienne visant une habitation où se trouvaient des conseillers iraniens.


L’armée israélienne a annoncé au matin mener des bombardements contre Téhéran et des positions du Hezbollah à Beyrouth, marquant le 18e jour du conflit au Moyen-Orient.

À Bagdad, au moins quatre personnes ont perdu la vie dans une frappe aérienne visant une maison où se trouvaient des conseillers iraniens. De plus, l’ambassade des États-Unis dans la capitale irakienne a été attaquée à deux reprises, à quelques heures d’intervalle, entre lundi et mardi.

Les frappes israéliennes sur le Liban ont causé la mort de 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, comme l’a annoncé ce mardi le ministère de la Santé. Parmi les victimes, on compte aussi 67 femmes et 38 membres du personnel médical. Le précédent bilan, communiqué la veille par les autorités, faisait état de 886 victimes.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé qu’Ali Larijani, un haut responsable de la sécurité iranienne, ainsi que le général Gholamréza Soleimani, commandant de la milice Bassidj, avaient été éliminés lors de frappes menées par l’armée israélienne. Cependant, ces informations n’ont pas été confirmées par les autorités iraniennes, qui ont appelé à des manifestations pour dénoncer les « complots » ennemis, tout cela avant les festivités du Nouvel an persan.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme a jugé inacceptables les menaces d’un ministre israélien d’extrême droite qui avait déclaré que la banlieue sud de Beyrouth subirait le même sort que Gaza. Les frappes israéliennes ont également ciblé la banlieue sud de Beyrouth, incitant de nombreuses personnes à évacuer, tandis que plus d’un million de personnes ont été déplacées à travers le Liban.

En Irak, l’autorité de lutte contre le terrorisme américaine a vu sa direction démissionner en raison de ses désaccords avec le conflit en cours. Les États-Unis ont par ailleurs été informés que la plupart de leurs alliés de l’OTAN ne souhaitaient pas s’impliquer davantage dans le conflit, faisant état d’une demande d’aide rejetée par le Royaume-Uni.

Pendant ce temps, la Turquie a mis en garde contre un risque de « crise migratoire durable » provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, a mentionné que la situation au Liban avait déjà déplacé plus d’un million de personnes.

Les tensions géopolitiques se poursuivent alors que l’ensemble de la région est en proie à des conflits qui redéfinissent les alliances et les rapports de force traditionnels.