Intempéries: une commission « d’apprentissage » évaluera les aspects fédéraux de la gestion de la crise

Mme Verlinden était interpellée par les députées d’opposition Vanessa Matz (cdH) et Yngvild Ingels (N-VA) sur les aspects fédéraux inclus dans le rapport indépendant commandé par la Région wallonne. Leur demande de mettre en place une commission d’enquête parlementaire n’a pas été suivie.

« J’ai pris connaissance du rapport et il sera analysé dans les jours qui viennent par le Centre de crise », a répondu la ministre. « Ce n’est que le premier volet d’un rapport. Une deuxième partie est annoncée. C’est important d’attendre ce volet et d’attendre les travaux de la commission d’enquête du Parlement wallon avant de se prononcer. »

Mme Verlinden a néanmoins répondu à quelques questions précises. « Lors du déclenchement d’une phase fédérale, les gouverneurs de province et les bourgmestres peuvent exécuter les arrêtés via leur propre cellule de crise provinciale ou communale et prendre des mesures complémentaires », a-t-elle indiqué. « C’est le gouverneur qui prend en charge la coordination stratégique », a-t-elle ajouté, justifiant ainsi l’absence de poste de commandement stratégique. « L’absence d’un poste de contrôle ne veut pas dire absence de coordination. Le centre de crise a demandé à multiples reprises aux gouverneurs de faire remonter les besoins ». « La commission d’apprentissage devra toutefois évaluer comment améliorer la mise en œuvre des arrêtés », a-t-elle admis.

A propos de l’absence des barrages de la liste des infrastructures critiques, Annelies Verlinden a annoncé qu’une nouvelle directive européenne donnera lieu à un nouveau processus d’identification des sites « étendue à une approche tous risques ».

Enfin, « les entités fédérées ont aussi un grand rôle à jouer en ce qui concerne plan de crise communautaire et provinciaux », a encore indiqué la ministre. « Il existe des plans élaborés sur base d’exercices pratiques et il me semble logique qu’on actualise ces plans. »