Belgique

Incendie à Crans-Montana : les blessés seront-ils pris en charge en Belgique ?

La Belgique dispose de six centres spécialisés dans le soin des grands brûlés, dont l’Hôpital militaire Reine Astrid de Neder-Over-Heembeek, le Grand Hôpital de Charleroi et le CHU de Liège. Cinq des sept patients que la Belgique pourrait accueillir ont besoin de soins intensifs « high-care ».


La Belgique dispose de six centres spécialisés pour les soins aux grands brûlés : l’Hôpital militaire Reine Astrid à Neder-Over-Heembeek (Bruxelles), le Grand Hôpital de Charleroi, le CHU de Liège, l’Hôpital Universitaire de Gand, le ZAS Cadix à Anvers et l’UZ Louvain.

Cinq des premières victimes, âgées de 17 à 19 ans, sont arrivées en Belgique. Elles ont été prises en charge dans divers hôpitaux à Charleroi, Bruxelles, Louvain et Liège.

Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), a indiqué à VTM Nieuws qu’il est probable que d’autres blessés arrivent dans les jours à venir. Le pays dispose actuellement de sept places disponibles.

Sur ces sept patients potentiels, cinq nécessitent des soins intensifs « high-care » et deux requièrent des soins « mid-care ».

Les centres belges spécialisés dans le traitement des grands brûlés vont d’abord stabiliser les patients, s’occuper de leurs plaies et réaliser des chirurgies ou des greffes de peau. Une équipe pluridisciplinaire sera à leur service.

Pauline Vanesse, anesthésiste et réanimatrice au Centre des brûlés du CHU Liège, a expliqué : « On va d’abord faire l’évaluation initiale des brûlures, les déshabiller, les doucher si nécessaire s’il y a des résidus de fumée, de suie et faire les premiers pansements. »

Ce vendredi après-midi, une jeune femme a été admise au CHU. La première étape pour chaque patient se déroule dans la « salle de bain ». Jonathan Goffoy, chef infirmier au Centre des brûlés CHU de Liège, a précisé : « Ici, on va stabiliser le patient, on va lui placer les voies : une sorte de cathéter. On va lui donner les médicaments qui sont nécessaires et puis, par la suite, il faudra réaliser des pansements. Il y a même, parfois, la nécessité de réaliser des actes chirurgicaux en urgence. »

Le soutien ne se limite pas à la victime : les proches sont également pris en charge. Jean-Marc Hougardy, psychologue au CHU Liège, a déclaré : « Si le patient est inconscient, on va vraiment se focaliser sur les familles pour leur apporter un accueil le plus humain possible, leur faciliter aussi la vie avec l’aide de nos collègues assistants sociaux pour les héberger si les familles viennent de pays étrangers. »

La Belgique a proposé son aide dans le cadre de l’activation du mécanisme de protection civile de l’Union européenne. La structure B-FAST (Belgian First Aid Support Team) gère l’accueil des victimes jusqu’aux hôpitaux.

Une équipe belge composée de médecins et d’infirmiers spécialisés dans le traitement des plaies se rendra également en Suisse pour soutenir les équipes médicales sur place. Cette équipe est prête à intervenir, mais elle n’était pas encore partie ce vendredi soir, a précisé le cabinet de Vandenbroucke.