Belgique

Incendie à Crans-Montana : enquête pénale contre gérants du bar.

Les propriétaires du bar Le Constellation, Jacques et Jessica Moretti, sont « prévenus d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence », selon un communiqué de la police et du bureau de la procureure générale du canton du Valais. La procureure générale, Béatrice Pilloud, a indiqué que l’enquête vise à déterminer si la mousse, un isolant acoustique, était conforme, tout en précisant que tant qu’il n’y a pas de condamnation, il y a une présomption d’innocence qui prévaut.


Ils sont « prévenus d’homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence », a indiqué la police et le bureau de la procureure générale du canton du Valais dans un communiqué, sans mentionner de détention provisoire.

À l’issue de cette instruction, le ministère public décidera soit de classer l’affaire, soit d’émettre un acte d’accusation.

Cette enquête « a été ouverte parce que nous avons des soupçons mais tant qu’il n’y a pas une condamnation, il y a une présomption d’innocence qui prévaut », a souligné devant la presse Béatrice Pilloud, procureure générale du canton du Valais.

Les propriétaires du bar Le Constellation sont un couple de Français, Jacques et Jessica Moretti. Selon Corse-Matin, Jacques est originaire de Ghisonaccia, en Haute-Corse, tandis que Jessica vient de la Côte d’Azur (sud-est), selon Nice-Matin.

Propriétaires de quatre bars et restaurants à Crans-Montana et dans ses environs, ils avaient été entendus au début de l’enquête « à titre de personnes appelées à donner des renseignements », a précisé la procureure vendredi.

Un témoin, dont le témoignage a été obtenu, a expliqué qu’un de ses amis, habitué de l’établissement, s’est dirigé vers une des sorties du bar, trouvant les portes closes. Cette fermeture aurait été réalisée pour réguler l’afflux de personnes et contrôler que les clients avaient bien payé pour assister à la soirée. La procureure générale, Mme Pilloud, avait déjà évoqué en conférence de presse l’existence d’autres sorties de secours, sans préciser si elles étaient ouvertes ou fermées.

Une enquête pour déterminer si l’isolant acoustique était conforme ou pas

Elle a précisé que, selon les premiers éléments de l’enquête, le feu serait « parti des bougies incandescentes ou des feux de Bengale qui ont été mis sur les bouteilles de champagne » et aurait enflammé le plafond du sous-sol de l’établissement.

En plus de l’usage de ces bougies, les enquêteurs examinent les accès au sous-sol et la mousse – un isolant acoustique – qui recouvre le plafond du bar, celle-ci semblant s’être rapidement embrasée selon des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux. « L’enquête déterminera si cette mousse est conforme », a déclaré vendredi Mme Pilloud.

Interrogé samedi par plusieurs journalistes, dont l’AFP, devant son domicile à Lens, Jacques Moretti, le propriétaire du bar, a déclaré : « laissez-nous tranquilles, nous aussi nous sommes en deuil ».

Vendredi, il avait assuré au quotidien La Tribune de Genève que son bar avait été contrôlé « trois fois en dix ans » et que « tout s’était fait dans les normes ».