I-Police : Sopra Steria ne prend pas la responsabilité de l’arrêt du projet
Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a décidé de mettre un terme au projet I-Police à la fin de l’année dernière, « faute de résultat tangible ». Sopra Steria Belgium a indiqué dans un communiqué que l’entreprise « prend acte » de l’ouverture d’une information judiciaire et « considère ne pas être visée par celle-ci ».
Le ministre de l’Intérieur, Bernard Quintin (MR), a décidé de mettre fin au projet I-Police à la fin de l’année dernière, « faute de résultat tangible ». Depuis, le parquet a ouvert une information judiciaire.
Jusqu’ici, Sopra Steria Belgium avait choisi de garder le silence, comme l’a indiqué la société dans un communiqué jeudi. Toutefois, « l’ampleur des accusations relayées publiquement, leur impact sur ses collaborateurs et ses engagements contractuels, ainsi que les perceptions inexactes qu’elles ont pu susciter auprès de certains clients et partenaires, conduisent aujourd’hui l’entreprise à prendre la parole afin de rétablir des éléments factuels », a souligné le consultant informatique.
Sopra Steria a précisé avoir été sélectionnée pour i-Police à l’issue d’un appel d’offres mené sur plusieurs années. À l’issue de cette procédure, l’offre de Sopra Steria était la seule retenue, « dans le respect des règles de la commande publique ». Le consultant a alors pris l’engagement de « mettere en œuvre le programme dans le respect de ses standards habituels et du cadre contractuel ».
Selon l’entreprise, pendant plus de quatre ans, elle a mobilisé ses équipes et fournit plusieurs centaines de livrables. « Tout cela est documenté et traçable. Dans un projet de cette nature, la transformation se construit par étapes : réduire l’évaluation du travail accompli au seul déploiement final en production ne reflète pas la réalité d’un programme aussi vaste », a insisté le consultant.
Il a également été indiqué qu’à partir de 2024, le programme a été soumis à « des suspensions, des réorientations et des réductions significatives de périmètre décidées par le pouvoir adjudicateur ». L’entreprise a dû s’adapter pour continuer à répondre aux priorités établies.
« Ces décisions, motivées par de nouvelles priorités de la police et par les évolutions technologiques, ont modifié et mis un terme à la trajectoire et l’ambition initiales du programme i-Police », a souligné l’entreprise.
Sopra Steria réfute « catégoriquement » les insinuations relatives à une facturation injustifiée. « Les facturations ont été réalisées en totale conformité avec le cadre contractuel, sur la base de jalons, livrables et modalités de suivi documentés, ayant fait l’objet de validations conformément aux processus convenus », explique l’entreprise.
Enfin, Sopra Steria « prend acte » de l’ouverture d’une information judiciaire et « considère ne pas être visée par celle-ci ». L’entreprise a ajouté qu’elle coopérera de manière « active et transparente », en mettant à disposition la documentation nécessaire, « dans le respect de la procédure et de ses obligations de confidentialité ».

