Belgique

GuiHome : un exutoire de la webcam à la scène française

GuiHome, étudiant en communication dans la capitale, publie ses premières vidéos sans ambitions, expliquant que « cette caméra était un peu un exutoire pour moi, une manière de pouvoir aussi un peu lâcher prise ». Sa tournée actuelle se prolongera jusqu’en 2026, avant une date symbolique en 2027 à l’Olympia à Paris.

Une webcam, un exutoire… et un personnage

Tout commence de manière humble. « J’ai allumé la petite webcam de mon ordi« , se remémore-t-il. À l’époque où il était étudiant en communication à Bruxelles, GuiHome commence à publier ses premières vidéos sans objectif défini. « Cette caméra était un peu un exutoire pour moi, une manière de pouvoir lâcher prise« .

Il ne s’agit pas à ce moment d’un projet professionnel. « En sachant que ça allait peut-être faire rire des gens, mais sans envisager que cela mènerait à mon parcours artistique actuel« . Son personnage, identifiable par sa casquette et son ton adolescent, devient progressivement populaire sur les réseaux sociaux. La communauté le suit, les vues augmentent, et l’étudiant rejoint le cercle des grands.

Aujourd’hui encore, il souligne qu’il n’a jamais réfléchi de manière stratégique à ses choix. « Moi, je n’ai jamais eu l’obsession française« , déclare-t-il à propos de son développement en dehors de son pays d’origine. « Je considère que tout ce qui m’arrive depuis que j’ai commencé est déjà un bonus« .

Loading…Sa tournée actuelle se prolongera jusqu’en 2026, suivie d’une date symbolique en 2027 à l’Olympia à Paris. Les billets pour les prochaines représentations se vendent d’ailleurs très rapidement. À Bruxelles, c’est déjà complet, témoignant de l’engouement continu pour ses spectacles.

Namurois aux racines assumées

Malgré son expansion en France, GuiHome ne perd pas de vue ses origines. « Je suis amoureux de Namur parce que, d’abord, je suis amoureux de la Belgique, de la Wallonie« .

Il évoque une région « parfois un peu timide de sa beauté » qu’il désire mettre en avant. Comédie club, ligne de vêtements, projets entrepreneuriaux, festival Namur is a Joke… « Si je peux continuer à placer Namur sur la carte du monde, à ma petite échelle, je le ferai« .

Son coup de cœur culturel met également en avant cinq femmes nommées aux Victoires de la Musique. « Je trouve qu’il y a des petites victoires qu’on doit savourer et surtout mettre sous un projecteur« . Il ajoute : « Malheureusement, c’est un parcours du combattant dans le monde entier pour les femmes« . Et dans le milieu de l’humour aussi, admet-il.

Avant de conclure cet entretien et de partager les recommandations culturelles de Françoise Baré, GuiHome souligne ce choix symbolique, rendant hommage « à ces cinq artistes que tout le monde a vues tout au long de l’année« .

Après cette rencontre, Culture en Prime prendra une pause la semaine prochaine. L’émission reviendra la semaine suivante avec le retour de François de Brigode à la présentation, sur La Une et en streaming sur RTBF Auvio.