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Guerre en Ukraine : le Kremlin suspend les frappes sur Kiev jusqu’à dimanche.

Depuis l’annonce jeudi par Donald Trump d’un arrêt des frappes russes « pendant une semaine », des attaques russes ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi en Ukraine, l’armée de l’air ukrainienne ayant fait état d’un missile et de 111 drones tirés, dont 80 ont été abattus. Volodymyr Zelensky a indiqué que les discussions butent toujours sur la question des territoires de l’est de l’Ukraine que Moscou revendique.


Depuis l’annonce faite jeudi par Donald Trump concernant un arrêt des frappes russes « pendant une semaine », une certaine incertitude subsiste quant aux modalités de cet accord, alors que des négociations visant à mettre fin au conflit doivent se tenir dimanche à Abou Dhabi.

La Maison Blanche n’a pas fourni de détails concernant la date de cette trêve ni les installations qui pourraient être épargnées par les attaques russes.

Interrogé à ce sujet vendredi, le Kremlin a affirmé que Donald Trump avait sollicité son homologue russe, Vladimir Poutine, de cesser les frappes sur la capitale ukrainienne jusqu’au 1er février, sans toutefois préciser le moment de cette demande.

Selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cette démarche vise à « créer des conditions favorables à la tenue de négociations ».

Des frappes russes ont eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi en Ukraine, l’armée de l’air ukrainienne ayant rapporté un missile et 111 drones lancés, dont 80 ont été interceptés.

Cependant, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, « il n’y a pas eu de frappes sur les installations énergétiques hier soir » et l’armée russe « se concentre désormais sur des frappes logistiques ».

Les derniers bombardements russes sur Kiev ont été enregistrés dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 janvier.

De son côté, M. Zelensky a évoqué dans des déclarations publiées vendredi le principe d’un arrêt mutuel des frappes spécifiquement sur les infrastructures énergétiques avec la Russie.

« S’il n’y a pas de frappes russes sur nos infrastructures énergétiques – installations de production ou toute autre infrastructure énergétique –, nous ne frapperons pas les leurs », a déclaré M. Zelensky à des journalistes, y compris ceux de l’AFP, en réponse à l’annonce de M. Trump.

Jeudi soir, il a exprimé sa confiance envers les États-Unis pour parvenir à cette trêve, alors que les frappes russes des derniers mois ont entraîné d’importantes coupures d’électricité et de chauffage dans plusieurs grandes villes ukrainiennes, dont la capitale, où jusqu’à la moitié des bâtiments ont été affectés à certains moments.

Donald Trump a justifié sa demande à Vladimir Poutine en raison du froid « exceptionnel » en Ukraine, les météorologues annonçant des températures nocturnes pouvant descendre jusqu’à -30°C dans les jours à venir.

Le maire de Kiev, Vitaly Klitschko, a indiqué sur Telegram que 378 bâtiments dans la capitale ukrainienne restaient sans chauffage après les précédentes frappes russes, tandis que des travaux de réparation se poursuivent.

L’Ukraine frappe régulièrement des raffineries et dépôts pétroliers en Russie ainsi que des infrastructures de transport d’hydrocarbures, provoquant d’importants incendies. Les régions frontalières russes ont également connu par moments des coupures de courant en raison des bombardements ukrainiens.

Russes, Ukrainiens et Américains ont débuté vendredi et samedi derniers un cycle de pourparlers à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, concernant le plan proposé par Washington pour mettre fin à quatre ans de combats. Des représentants de Moscou et de Kiev doivent se rencontrer à nouveau dimanche.

Volodymyr Zelensky a mentionné que les discussions achoppent toujours sur la question délicate des territoires de l’est de l’Ukraine que Moscou revendique. La Russie exige notamment le retrait des forces ukrainiennes des zones de la région de Donetsk encore contrôlées par celles-ci.

« Jusqu’ici, nous n’avons pas réussi à trouver un compromis sur la question territoriale, en particulier concernant une partie de l’est de l’Ukraine », a déclaré le président ukrainien.

Il a également signalé que la Russie avait interrompu les échanges de prisonniers de guerre, le dernier ayant eu lieu l’année dernière. Ce type d’échange constituait le seul résultat concret des dernières négociations russo-ukrainiennes, en 2025 à Istanbul en Turquie.

Du côté russe, le Kremlin a confirmé jeudi que le dialogue « se poursuivait » sans fournir de détails sur le processus.

Donald Trump a assuré jeudi que « beaucoup de progrès » avaient été réalisés jusqu’à présent dans les pourparlers diplomatiques.

Sur le front, l’armée russe a annoncé vendredi avoir effectué de nouvelles avancées, déclarant avoir pris les localités de Berestok dans la région de Donetsk (est) et de Ritchné dans celle de Zaporijjia (sud), cette dernière étant située à moins de trente kilomètres de la capitale régionale du même nom.