Guerre au Moyen-Orient : un porte-parole tué, le prix du pétrole baisse
Le prix du pétrole a reculé vendredi de plus de 2% après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a assuré que la guerre avec l’Iran prendrait fin « plus vite » qu’imaginé. Le baril de Brent, référence internationale, se repliait de 2,55% à 105,88 dollars vers 03h40 (heure belge).
Le prix du pétrole a chuté de plus de 2% vendredi après que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré que la guerre avec l’Iran se terminerait « plus vite » que prévu. Vers 03h40 (heure belge), le baril de Brent, référence internationale, était en baisse de 2,55% à 105,88 dollars.
Le jour précédent, le prix avait atteint 120 dollars avant de se corriger. De son côté, le baril de WTI, équivalent américain, reculait de 2,46% à 93,20 dollars ce vendredi. « Les déclarations de Netanyahu ont apaisé les marchés », a commenté Stephen Innes de SPI Asset Management.
Les craintes étaient nées des bombardements israéliens sur South Pars, le principal champ gazier iranien. En réponse, l’Iran a touché la principale installation de liquéfaction de gaz au Qatar, réduisant sa capacité d’exportation de GNL de 17%.
Le président américain a déclaré avoir contacté Benjamin Netanyahu pour qu’il ne recommence pas ces attaques.
Les bourses asiatiques reflétaient cette incertitude, les investisseurs demeurant prudents dans l’attente d’événements positifs dans ce conflit, qui entre ce vendredi dans sa quatrième semaine.
En cas d’arrêt des hostilités, six pays se sont déclarés prêts à participer à la sécurisation du détroit d’Ormuz.
Bien que des déclarations soient rassurantes, des frappes ont eu lieu cette nuit dans les pays du Golfe et en Israël. Un incendie a éclaté dans une raffinerie du Koweït suite à des attaques de drones iraniennes.
Nous vous proposons de suivre minute par minute l’évolution de la situation de cette guerre au Moyen-Orient dans le direct ci-dessous.
Les marchés de l’énergie restent attentifs; la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et le Japon ont annoncé être prêts à contribuer à la sécurisation de la navigation dans le détroit d’Ormuz, à condition qu’il y ait un cessez-le-feu. Le président français Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’une « mission sous l’égide de l’ONU » pour cette future opération..par ailleurs, l’Organisation maritime internationale (OMI) a appelé à la création d’un « corridor maritime sûr » pour évacuer les navires bloqués dans le Golfe.
Ce doute a été renforcé par les frappes israéliennes sur des villes du sud du Liban rapportées par l’agence officielle libanaise, soulignant la poursuite des tensions dans la région.

